4 sept. 2011 - Escapade vers St-Michel-de-Bellechasse

Nous sommes partis de Neuville le samedi 3 septembre en direction de St-Michel-de-Bellechasse, question de profiter d'un petit congé de 3 jours. Il faut en profiter puisque même si on ne veut pas se l'avouer, l'été tire à sa fin. bouhouhouhou.... Un beau samedi ensoleillé, une marée favorable, on lève les voiles devant Neuville direction Est et on se laisse bercer.

On voit toujours de drôles d'embarcation.....

Michel Santerre et sa blonde Doris à bord de Eaux-Vives navigue à nos côtés. Comme disait Doris, le dernier arrivé, c'est lui qui pu !!!! On verra bien. Michel est fort avec son Tanzer 29 sous petit temps.

Une fois passé les ponts, le vent se lève du Nord-Est, alors qu'on naviguait au portant depuis Neuville, nous voilà au près serré avec 12 à 15 kts de vent. MillÉvasions préfère cette situation et en profite pour se rapprocher de Eaux-Vives. Malheureusement, le vent est tombé de l'autre coté du 'Taureau' (Lévis). Eaux-Vives a reprit son avance.
On a donc démarré le moteur et on a poursuivit jusqu'à St-Michel à voile et à moteur.
On s'amarre vers 18h30, on se fait un bon petit souper et on termine la soirée avec Doris et Michel sur Millévaions....  La vie est belle.

Aujourd'hui (Dimanche), on en profite pour aller à la messe.....  euhhh... on se promène dans le village de St-Michel et on relaxe un peu. On prévoit repartir vers Neuville demain matin.
Vieille maison du charmant village de St-Michel. 


 
En soirée, dimanche, on a eu la visite d'un couple d'amis, Luce et Christian accompagnés de leurs 2 fistons Mathieu et Olivier. Ils désirent s'acheter un voilier dans les prochaines années et voulaient en savoir un peu plus....
Belle compagnie et un p'tit souper bien agréable.

N'ayez crainte, MillÉvasions n'est pas à vendre, on en est qu'à nos premières évasions.....

PS: Ce soir sera notre 69ième dodos à bord de MillÉvasions.

Cathy et Jack.

13 août - Conclusion

Quittons l'île St-Quentin pour nous rendre à Neuville.

Le retour se fît plus rapidement que nous l'espérions, nous avons atteint des vitesses à plus de 10 noeuds durant le passage dans le rapide Richelieu.


Sur le chemin du retour, belle surprise de voir Luc et Suzanne à l'ancre à 1 MN de Neuville. Nous aurions désiré planifier cette rencontre que nous n'aurions pas mieux réussi. Nous nous sommes mis à l'épaule de leur beau bateau, un Catalina aussi mais il est plus long que le nôtre : 36 pieds. Nous avons passé un beau moment tous les 4 en partageant un p'tit blanc en nous racontant milles et une anecdotes.


Rappel : Luc représente pour nous, notre conseiller spirituel, il a toujours LA bonne réponse à nos nombreuses questions.


Quel plaisir de retrouver nos amis de notre port d'attache de la marina de Neuville! Et quel chaleureux accueil nous avons reçu. Même M. Gravel qui avait béni notre bateau avant notre départ était présent.


Sam (notre Tanguy national) était assis sur la digue de roches en attendant patiemment notre retour. Même Marielle (la grande soeur du capitaine) était présente. Et que dire de la joie ressentie lors de notre arrivée surprise au souper de famille Doyle! Très belle soirée entourés des nôtres!

STATISTIQUES

Pages visitées du blog par nos fans: 1100 pages vues

Distance parcourue au GPS: 712 mn (environ 1300 km)

Nombres d'heures de navigation: 167 heures, dont une vingtaine à voiles


CONCLUSION

Nous avons fait un très beau voyage.

- de beaux mouillages pour ceux qui aiment en faire (à l'ancre)

Ce fût pour nous une belle expérience:

- vivre à bord de notre bateau durant 1 mois
- apprendre à traverser les écluses
- dormir à l'ancre
- planifier les approvisionnements et les repas
- planifier les déplacements et les plans B et C au cas ou...

CONSEILS (pour ceux qui désirent se rendre aux Milles-îles en bateau) 

- Assurez-vous que votre moteur est A1
- Dépêchez-vous de vous rendre à Prescott pour profiter + des Milles-Îles
- Posséder un full-encloser est un must
- Pilote automatique
- Dinguy si vous faites des mouillages
- Lunette de plongée pour déloger les algues prises autour de l'hélice
- Produits pour moustiques
- Moustiquaires
- 4 semaines de vacances minumum
- Posséder toutes les cartes marines
- Revues : Guide du tourisme nautique + Ports 
- Nouriture pour tenir au moins 1 semaine
- I-phone pour accéder à Internet
- $370 écluses comptant
- Vétements légers
- Beaucoup d'amour


Un p'tit mot du capitaine en terminant.

« Ma poule, mon mousse, mon amour a relevé le défi. Elle avait prise en charge les approvisionnements, les repas, les achats des petits besoins de tous les jours et surtout la gestion du frigo en plus de participer aux manoeuvres, d'analyser les situations afin de prendre les bonnes décisions. Nous avons mangé comme des rois durant tout le séjour et nous n'avons manqué de rien. C'est un travail d'équipe où tous les équipiers doivent faire de leur mieux. Merci Cathy, je t'aime et ce n'était que la première évasion.... sur ''Millévasions''. »

xxxxx

Cathy et Jacques

12 août - Le lac Saint-Pierre…houuuuu… c’t’épeurant

Longueuil

Nous partons de Longueuil pour le retour vers Neuville. Il faut d'abord faire le trajet vers Sorel. La météo annonçait des vents du secteur ouest... enfin on va pouvoir sortir les voiles et se laisser porter vers Sorel. Ben non... le vent est un nord-est de 6-7 noeuds et encore une fois directement dans le nez. Encore du moteur pour cette portion.


Sur le trajet, toujours des drôles de trucs.....






Et d'autres toujours aussi impressionants !











Après Sorel, c'est l'effroyable Lac St-Pierre jusqu'à Trois-Rivières. Les connaisseurs du coin nous avaient dit de ne jamais prendre le lac avec un nord-est...... Rendu aux limites des îles de Sorel, on se consulte pour prendre une décision sur la traversée ou un dodo dans les iles de Sorel. Après avoir analysé la météo, le temps estimé et les pour et contre de la traversée, on décide d'y aller........

Ouf......  pas facile ce lac St-Pierre, jugez en par cette photo....



Arrivée à l'ile St-Quentin à 19h00 et dodo à l'ancre dans ce petit coin de paradis....

11 août - Journée à oublier



Sortie difficile de la marina de LaChine. Un fort vent de l'ouest nous pousse contre le quai et il faut partir de reculons..... On s'en sort quand même bien, aidé par un voisin de quai.

Comme c'est une journée à oublier, il n'y aura pas de photos souvenirs...
Avance à 2 nœuds à cause du vent et du courant à contre pour se rendre au chenal du sud. L’écluse Sainte-Catherine est supposée ouvrir à 9 h mais nous n’y arriverons pas. Découragement de Cathy.
10 h : Passage sous les ponts Mercier et CPR.
Entré dans l’écluse Ste-Catherine avec un vent de 15 à 20 nœuds et des rafales. Au secours! Les bateaux devant nous ont pris trop de temps pour attacher leur bateau à l’aide des cordes que les éclusiers leurs ont donnés. Le vent poussait notre bateau contre le mur de béton alors le capitaine a fait un 180 pour ressortir de l’écluse, la poule pensait qu’il désirait attendre que le vent se calme mais il désirait reprendre son entrée. Ouffff.... échappé belle !
Arrivée à la marina de Longueuil, brûlés tous les 2 comme c’est pas possible, nous décidons de nous rendre au quai de service afin de refaire le plein de diesel et décider de la suite de la journée. L’amarrage au quai de service se fait de façon atroce, le bateau aurait pu aller s’échouer dans la cabane de la pompiste.

Nous décidons de passer la nuit ici. Je lui demande d'avoir un quai avec les défenses à tribord et je lui dis que je désire de l’assistance pour l’amarrage au quai qu’elle nous désignera. Arrivés au quai, les 2 kids désignés pour nous aider étaient à notre babord. Je leur cris que c’est de l’autre côté, ils changèrent de côté et 2 autres hommes accoururent à notre aide.
Elle pensait que nous allions nous parker de reculons. Mais ils sont fous ces préposés?!?! Grrrr… Stationner un voilier de reculons avec un vent de 18 nœuds… non mais ça va pas?!?

Comme nous n'avions pas pris le quai qu'elle pensait alors nous avons dû le déplacer à bras. Ce ne fût pas facile surtout que le capitaine avait oublié de retirer la traversière arrière. Les 2 hommes qui nous aidaient à le déplacer en tirant sur les amarres se sont bien moqués de Jack.
Ensuite, marché plus de 3 km pour nous rendre à la SAQ et à l’épicerie. Avec tout ça, nous n'avons pu souper qu'à 22h. Nous dormions dans notre assiette.
Pour combler la journée, le capitaine se lève vers 1h00 du matin pour aller soulager un besoin naturel et plouf plouf... les 2 pieds dans l'eau de la salle de bain......   il avait oublié de fermer le passe-coque et la valve de la toilette laissée du coté ''entrée d'eau''... donc, débordement de la toilette pendant le dodo.....  non mais quand rien ne va !!!

Demain sera certainement une meilleure journée ! Ça ne peut pas être pire....

10 août - Veille de grain

Lachine et non La Chine
Hier, lorsque j'ai écris à Élaine afin de l'inviter à nous passer nous visiter j'avais écris La Chine. Belle erreur de français. J'avise les lecteurs qu'il peut se glisser d'autres erreurs de ce genre. Veuillez excuser la rédactrice.

Visite de Steeve (cousin). Il possède également un voilier. Martin et René Francoeur (cousins) aimeraient aussi en posséder chacun un. Ce serait agréable de faire un jour une rencontre de cousins-cousines Doyle en voiliers à mi-chemin entre Québec et Montréal. Idée à faire germer.
Visite de Marie-Chantal et d’Éric (amis de Cathy). J’étais bien contente de revoir ma p’tite M-C avec son chum. Prochaine visite promise à Québec.


Devions quitter à 13h cependant après avoir écouté la météo à partir du VHF nous avons décidés de dîner avant de quitter. Un peu plus tard, la VHF a émis un son aigu très strident pour annoncer des vents forts et une veille de grain jusqu’à 15 h 30. Nous n'avions jamais entendu ce son auparavant. Ensuite, ils ont révisé la météo et annoncé une veille de grain prolongée jusqu’à 19h. Que faire alors? Cette météo, ce n’est pas ce que nous espérions entendre. Je suis bien contente que nous soyons demeurés dans notre bateau à la marina en toute sécurité.
Saucette à la piscine pour passer le temps et le ciel s’est assombrie et le vent s’est levé.

Vite, vite, tout le monde se précipita à l’abri dans leur bateau. De notre bateau, nous pouvions voir le Parc René-Lévesque qui longe la marina et c’était amusant de voir tout le monde courir. Ça tombait comme des clous et le bateau malgré qu’il était bien amarré, bougeait dans tous les sens.



Pourquoi ne pas dormir encore à cette même marina. Nous sommes bien ici. Le personnel est gentil et compétent, les clients aussi.




J'ai pensé publier la photo de la salle de bain pricipalement pour donner une idée de déco à Jenny qui désire  redécorer les salles de bain de a capitainerie de Neuville.

La marina est très sécuritaire, gardien de sécurité, capitainerie toute belle, les quais sont solides et neufs, les salles de bain sont belles et propres, beaucoup de commodité (piscine, laveuse-sécheuse, bbq) il ne leur manque qu’Internet.

9 août - Après Dieu, les éclusiers

Levée tôt, beau soleil, nous avons préparé le café et hop c’est le départ. La bonne humeur règne sur le bateau, la Poule chantait. C’est sa tante Vivian qui lui a montré, alors imaginez-vous la douce mélodie. Pour une fois nous n’attendrons pas aux écluses, tout est calculé. Yes!
7 h 10, nous quittons Coteau-Landing. Nous avons estimé que nous arriverons à la 1ère écluse de Beauharnois à 9 h 40 ETA, ce sera parfait car sur Internet il est indiqué qu’elle ouvrira à 10 h.
ETA : Estimed Time Arrival
La Poule concocte un petit déjeuner que l’on mange en naviguant.
8 h 05 : Contacté le pontier sur la voie 68 afin de lui indiquer notre présence car le feu rouge du pont est toujours allumé. Elle nous répond qu’effectivement, nous n’étions pas dans son champ de vision. Bingo, la circulation routière est arrêtée et la levée du pont est commencée. La lumière tourne au vert.
8 h 15 : Passage sous le pont mobile Valleyfield.
Tout va bien. Cette fois-ci il est déjà ouvert, le bateau moteur devant nous l’a fait lever.
8 h 55 : Passage sous le 2e pont mobile Saint-Louis.
9 h 40 : Arrivée près de la 1ere écluse de Beauharnois, nous cherchons le quai d’attente puisque nous sommes un peu en avance. Surprise, la lumière est déjà verte et le bateau moteur qui nous devançait est déjà engagé dans l’écluse. Cool, nous enfilons nos VFI obligatoires et le capitaine tout souriant, les 2 mains dans les poches, engage MillÉvasions vers l’entrée de l’écluse. Cependant, la poule remarque que le feu a déjà changé au rouge. Le capitaine n’en croyait pas ses oreilles, il croyait encore à une blague du mousse. Cessant de siffler, il s’empara de ses jumelles à 2 mains et lança un mot d’église lorsqu’il constata que la Poule disait vrai.
Nous avons pensé que l’écluse ré-ouvrira tel que prévue à 10 h. Nous nous amarrons donc au quai d’attente, achetons notre billet pour payer les 2 écluses de Beauharnois et retournons au bateau. Le capitaine décida de contacter l’éclusier afin de s’assurer que l’écluse va belle et bien ouvrir comme prévue à 10 h. « Quoi? 2 heures? Ah, je comprends….. » L’éclusier lui a répondu qu’il y a eu un changement à l’horaire et qu’effectivement il nous a vu arriver mais, qu’un navire a annoncé son arrivé et qu’il pensait ne pas avoir assez de temps pour se préparer s’il nous attendait car selon lui un voilier ça n’avance pas assez rapidement alors il a préféré nous fermer les portes au nez. En moins de 6 minutes pour aurions franchi les portes.
Anyway, nous ne pouvons rien y faire. Nous ne pouvons passer par-dessus l’écluse. Nous ne pouvons pas engueuler les éclusiers car ils pourraient nous faire attente encore plus longtemps. Nous devons demeurer poli et attendre sagement. Ce sont eux qui décident. Les écluses ont été construites pour les navires commerciaux et non pour les plaisanciers. Des fois je me demande s’ils ne sont pas un peu jaloux des vacanciers…. Il y a de pires façons de passer le temps. Voir photo.
12 h 45 : finalement, la lumière de l’écluse tourne au jaune puis au vert. Nous franchissons donc la 1ère écluse de Beauharnois. Cette fois-ci, les éclusiers nous lancent des cordes que nous attachons à notre bateau mais sans la fixer car le niveau d’eau baissera de 42 pieds et donc il faudra donner du moût afin que la corde puisse se libérer facilement à mesure que le bateau descendra. Tout se passe bien.
13 h 45 : franchissons donc la 2ème écluse de Beauharnois. Une dame à bord d’un bateau moteur devant nous tombe à l’eau. Un employé qui s’est remarqué l’événement est sauté à l’eau tout habillé sans VFI afin de sauver la dame. Elle s’est retrouvée en état de choc. Cet événement a distrait les éclusiers à tel point qu’ils avaient oublié notre présence et oublia de nous envoyer les cordes. Du bout du bateau, je lui demandai de le faire rapidement sans m’apercevoir que notre bateau se dirigeait tout droit vers le mur de béton, c’est alors que le capitaine nous remis tous à l’ordre du fond de son cockpit.
14 h 15 : enfin c’est la sortie.
J’ai salué de loin, la dame qui est tombé et elle m’a souri. C’est bon signe.
Direction Port de plaisance de Lachine.
Traversée du lac Saint-Louis en toute quiétude.
Arrivé à Lachine à 16 h 30.
Nous avons quitté MillÉvasions en toute hâte afin de pouvoir enfin dénicher un endroit public donnant accès à Internet. Nous avons marché très longtemps pour trouver enfin un McDonald. Hourra, j’ai pu ajouter une coupl de pages au blogue à l’air climatisée plutôt glaciale. Jack a dû sortir tellement il était gelé. J’ai poursuivi l’écriture du blog à l’extérieur sur une table sous un parasol mais la pluie s’est mise de la partie, l’eau me coulait dans le dos, j’ai continué à écrire jusqu’à ce que la batterie de mon portable me lâche. Durant ce temps, ma cousine Élaine m’a contacté pour m’annoncer sa visite au bateau avec ma tante Sandra. J’étais ravie de l’entendre et j’en ai profité pour lui demander de passer nous repêcher devant le McDo car la pluie tombait de plus belle.
Nous nous sommes dirigés en auto vers la marina et avons passé le reste de la soirée dans le bateau. Elles sont reparties durant une averse diluvienne. Ma tante est très adroite à monter et descendre du bateau, ça paraît qu‘elle a l’expérience.
Durant la nuit, il a fait très froid. Bienvenue au Québec. J’espère ne pas attraper la grippe avec tous ces changements de températures.

8 août - Le monde marin est très petit

Camping Coteau-Landing

08 h 45 : Départ pour prendre les écluses Américaines.
10 h 10 : Arrivé à l’écluse Eisenhower
11 h 32 : sortie
Le premier bateau accosté au quai réservé aux plaisanciers doit communiquer avec l’éclusier à partir du téléphone disponible sur le quai afin de lui signifier la présence de bateaux.
12 h 00 : Arrivé à l’écluse Snell
12 h 45 : Entrée
13 h 10 : Sortie
Ces détails horaires ne sont sans doute pas très intéressants pour vous, par contre, ils nous serviront de statistiques.
Ces 2 écluses sont assez particulières. Premièrement, les heures réservées pour les plaisanciers ne sont pas inscrites sur le site www.grandslacs-voiemaritime.com. Deuxièmement, nous devons amarrer le bateau à un gros cylindre jaune qui ressemble à une torpille. Du haut du mur de béton, l’éclusier nous crie le numéro du cylindre.
Étant donné que nous reprenons le même chemin au retour, il est fort possible que je répète certains détails des écluses. Si c’est le cas, veuillez excuser la rédactrice.
A l’aller, nous étions à l’épaule d’un autre voilier qui lui était attaché au cylindre. Et ce qui est particulier, aujourd’hui, c’est notre voilier qui est amarré au cylindre et c’est le même voilier qui est à notre épaule. Le monde marin est très petit.
Le propriétaire de ce voilier s’appelle Michel, il ressemble à Jean-Pierre Coalier et le nom de son voilier est Garuda II. Lui et sa femme sont fort sympathiques. Nous les avions suivis jusqu’à Crysler Park au début des vacances. Il nous a raconté que sa femme avait tenté de nous rejoindre via le VHF à quelques reprises afin de nous inviter à venir les rejoindre avec un groupe d’amis à eux de Toronto.
Il a ajouté qu’ils voguaient en flotille (groupe de bateaux) et que c’était la fête à tous les soirs et que nous aurions bien fittés avec la gang. Dommage que la limite des ondes radios ne nous ont pas permis de nous rejoindre. Je n’ai pas revue sa femme durant le passage des écluses, elle était repartie en auto.




Entre les 2 écluses, j’avais cuisiné des brownies que je pensais partager avec nos nouveaux amis mais ils ont poursuivis leur chemin jusqu’à Montréal. Ils sont des habitués de ce trajet, ça fait 20 ans qu’ils le font alors voguer à la noirceur, ça ne leur fait pas peur.

Remarquez le couleur de l'eau sur la photo avec les canards.

17 h 30 : Amarré à un mouillage sur coffre devant le camping de Coteau-Landing. Un super de bel endroit tranquille et sécuritaire. Il y a une douzaine de mouillages. Il y a un ancien phare bleu qui indique le chemin pour s’y rendre via le canal Soulange.

7 août - Upper Canada Village


Long Sault
Partons-nous, partons-nous pas de la marina de Crysler park? Nous étions incapables de prendre une décision car la température était incertaine. La météo annonçait des orages mais risque de grain. Comme nous n’aimons pas demeurer 2 jours au même endroit. L’idée de rester ne nous enchante guère, surtout qu’Internet ne fonctionne pas. D’un commun accord, nous décidons de visiter « Upper Canada Village » et au retour, selon la température, nous prendrons une décision finale.
Le capitaine n’avait jamais visité cet endroit mais moi si. J’y suis déjà allé avec ma mère et ma sœur. C’est très beau et bien animé.  
Finalement, il a fait très beau et chaud durant tout l’après-midi. J’ai un peu souffert de la chaleur, le bateau me manquait déjà.
De plus, visiter une porcherie lorsqu’il fait 30C, ça ne sent pas les roses. Un cochon ça reste un cochon. Le capitaine en a même caressé un. Il me faisait penser à Mr Douglas dans l’émission de télé de mon enfance « Les arpents verts » tellement il avait l’air dans son élément. Il ne cessera jamais de m’étonner.







Retour à la marina et décidons de quitter vers 17 h après avoir fait le plein d’eau et de diesel.
À droite, voici un voilier (115 pieds) à faire tripper n'importe quel capitaine digne de ce nom.
Nous nous sommes rendus à « Long Sault » vers 20 h. Aucun voilier à l’horizon, nous y jetons l’ancre quand même. Nous préférons dormir à l’ancre plutôt que dans les marinas. Je compare souvent notre bateau à la Westfalia que je possédais auparavant. Nous apprécions l’indépendance et la liberté que cela nous procure.

6 août - Les vacances et la vie de marins nous convient très très bien.

Marina Crysler park
Ce matin, nous nous réveillons dans la baie de Morristown US. Nous pouvons apercevoir Brockville Canada de l’autre côté du fleuve St-Laurent. Nous préréfons être du côté Américain, nous n’avions pas le goût de vivre une autre mauvaise expérience à Brockville. Morristtown est un tout petit village que nous n’avons malheureusement pas visité.
À 10 h 30, nous avons levé l’ancre et repris le fleuve St-Laurent vers l’est,  passé devant la marina de Prescott, passé sous le pont international Seaway, emprunté le canal Galop, passé l’écluse Iroquois et nous voilà de retour à la marina Crysler Park à 15 h 30.
Écluse Iroquois :
25 minutes au total (attente et traversée)
défenses à tribord
les éclusiers nous lancent des cordes
VFI obligatoire, je me suis fait avertir
coût 25$ CAN
Crysler park est une des plus belles marinas que nous avons visité. C’est beau, c’est propre, son prix est très raisonnable et le personnel est gentil. Habituellement Internet fonctionne bien… mais ce n’est pas le cas aujourd’hui.
Après avoir passé un séjour aux États, nous devons nous rapporter auprès de la douane Canadienne dès que l’on revient en territoire Canadien. Nous l’avons fait à partir d’un téléphone disponible à cet effet à la marina : 1-888-226-7277. Ils nous ont posé les questions habituelles : la durée du séjour, si nous avions des choses à déclarer, noms, dates de naissance, numéro d’identification du bateau. Ils auraient pu nous demander de les attendre afin de passer visiter le bateau mais ils n’ont rien mentionné à cet effet. Nous sommes maintenant en règle.
Notre vitesse a atteint des pointes de 8 et 9 nœuds, c’est le courant qui nous aide à atteindre cette vitesse assez exceptionnelle. Nous voguons 2 fois plus rapidement que lorsque nous montions vers les Milles Isles. À ce rythme-là nous atteindrons Québec beaucoup plus rapidement que prévu. Seule la température pourrait nous ralentir.

Cependant, nous n’avons pas vraiment envie de revenir rapidement sur terre. Tout va bien, les vacances et la vie de marins nous convient très très bien. Nous dormons bien, mangeons bien et aimons être ensemble. Nous nous considérons très chanceux.
Ce soir nous avons décidé de dormir à une marina afin de pouvoir mettre à jour le blog mais à notre grande déception Internet ne fonctionne pas. Nous nous sommes promis que l’an prochain nous posséderons notre propre accès Internet sans dépendre des accès plus ou moins fiables disponibles dans les marinas.
Ce soir c’est mon chum qui fait la popote afin de me permettre d’écrire le blog.

5 août - Journée mémorable

Nous avions écrit qu’Alexandria Bay était une ville adaptée pour les bateaux. Eh bien, nous sommes allés faire notre épicerie à bord de notre dinguy. Ce fût assez rigolo. C’est probablement de cette même façon que nous ferons nos courses lorsque nous serons aux Bahamas en 2013. Ensuite, nous nous sommes arrêtés à une boutique toujours à bord du dinguy. Vraiment amusant! Ça sort de l’ordinaire.

1864 îles, pour être considérée une île, elle doit être hors de l’eau durant 365 jours et avoir un minimum de 2 arbres.
Départ d’Alexandria Bay et retourné sur l’ île Heart afin de visiter le magnifique Boldt castle.
Le capitaine a un peu perdu patience lors de notre arrivée à l’île. Il n’y avait presque pas d’eau près du quai, nous avons même touché le fond et le gérant du Boldt castle et le douanier désiraient que nous nous accostions plus loin mais c’était complet. Ils ont fini par comprendre et accepter que le bateau reste là. Par chance car nous aurions dû quitter sans avoir pu faire cette belle visite.
Nous avons visité le château de la cave au grenier, du pigeonnier à la maison de jeux. C’est très très beau.
Voici l’histoire de ce château :
Au début du siècle précédent, George C. Boldt, le propriétaire millionnaire de l’hôtel de renommée mondiale Waldorf Astoria de New York, a entrepris la construction d’un château rhénan grandeur nature à Alexandria Bay, sur la pittoresque Heart Island. La structure grandiose devait être un témoignage de son amour pour sa femme Louise.
À partir de 1900, la famille Boldt a passé quatre étés magiques dans la Tour Alster pendant que 300 ouvriers construisaient le château de six étages et de 120 pièces avec ses souterrains, sa centrale électrique, ses jardins à l’italienne, son pont-levis et son colombier.
Aucune dépense ni aucun détail n’ont été épargnés. En 1904, le sort a frappé. Boldt a envoyé un télégramme à l’île dans lequel il ordonnait aux ouvriers « d’arrêter toute construction » sur-le-champ. Louise venait de mourir subitement. Boldt, le cœur brisé, ne pouvait imaginer son château de rêve sans sa bien-aimée. Boldt n’est jamais retourné sur l’île, laissant le chantier derrière lui, comme un gage de son amour.
Pendant 73 ans, le château et les nombreuses structures en pierre ont été laissés à la merci du vent, de la pluie, de la glace, de la neige et des vandales. Lorsque la direction du pont des Mille-Îles a acquis la propriété en 1977, il a été décidé que le château serait entretenu au moyen des revenus nets tirés de son exploitation afin d’en faire bénéficier les générations futures.
Depuis 1977, plusieurs millions de dollars ont été investis dans la remise en état et l’amélioration des structures de Heart Island.

Et nous sommes repartis vers Morristown USA à l'ancre dans une petite baie pour le dodo. Beau coucher de soleil en compagnie d'outardes.

4 août - Alexendria Bay

Départ à 13h de Beaurivage. Destination Alexendria Bay aux États-Unis. Youpi! Je suis très contente car j’ai lu que le côté Américain du lac Ontario était plus joli que celui du côté Canadien.
C’est effectivement très beau, le paysage est plus joli sur le lac Fleet Island et les maisons sont plus luxueuses.
Nous pouvons voguer du côté des États cependant si nous désirons y jeter l’ancre ou descendre du bateau nous devons soit :
-    nous présenter aux douanes Américaines avec nos passeports et les enregistrements du bateau. C’est ce que l’on fît sur l’île Heart où se trouve un château.
-    utiliser les vidéophones disponibles à différents endroit aux États-Unis cependant , ils ne sont pas toujours fonctionnels selon les dires.
Nous avons réussi à nous amarrer afin de pouvoir nous rapporter aux douaniers, l’attente fût longue sous un soleil de plomb. Les douaniers doivent vérifier les passagers de 2 grands bateaux par jour un à 10h30 et l’autre à 16h30. Nous sommes arrivés à 16h30. Nous sommes enfin en règle. Yes!

Nous quittons ce bel endroit pour nous rendre à Alexandria Bay, au quai municipal. Il n’y a aucun service mais wow, bel endroit sympathique, au cœur du village.
Nous nous sommes promenés dans le village, il y a plein de petits bars, des restaus, des boutiques de touristes… C’est un vrai village portuaire. C’est le premier de ce genre que nous rencontrons.
Les gens se promènent sur le quai et regardent notre bateau et nous regardent manger. Nous avons un peu l’impression d’être un animal de cirque mais ça ne nous dérange pas. Le soir venu, ce fût un peu bruyant, la musique d’un bateau moteur était vraiment très forte et la poule s’en est mêlée. Ensuite ce fût le bar qui s’est mis de la partie. Nous avons finalement réussi à nous endormir mais quel endroit sympathique quand même.

3 août - Contemplation d'un coucher de soleil dans les îles

Picton
Notre moteur était déjà démarré lorsqu'une préposée est venue nous voir afin de nous faire payer notre quaiage, nous nous apprêtions à quitter. Notre intention n’était pas de quitter comme des voleurs puisque nous avions cherché du personnel depuis notre arrivé mais en vain.
Après avoir faire le plein de diesel et le vide de la fosse septique au quai de service, nous mettons le cap vers l’est.

La pluie n’a pas cessé de tout le trajet qui a duré 9 h pour parcourir 45 MN jusqu’au secteur de « Admiralty Island ». C’est à ce moment que le soleil s’est manifesté à notre grand bonheur.
Trajet parcouru vers l’est. Traversé Picton Bay, Quinty Bay, Adolphus Reach, North Channel, Lac Ontario, Bateau Channel et finalement atteindre le secteur de « Admiralty Island ».
Nous avons jeté l’ancre entre les 3 îles : Beaurivage, Lindsay et Bostwick. Nous ne sommes pas les seuls, il y a environ 20 autres bateaux à l’ancre et la plupart sont des voiliers. C’est un endroit bien protégé des vents.
Il nous arrive souvent de déjeuner et dîner en voguant mais pour la première fois nous avons également soupé en voguant puisque nous savions que nous arriverions tard à destination.
Ce qui nous a permis d’avoir le temps de relaxer assis dans le cockpit en contemplant le coucher de soleil. Habituellement, une fois le souper terminé, le soleil est déjà couché et les vampires attaquent. Chaque soir, nous devons nous mettre à l’abri dans le bateau afin de ne pas nous faire attaquer par les maringouins, les brûlots etc... Je n'ai jamais été piqué autant de toute ma vie.


Quant au capitaine, rien, pas un moustique ne l'approche. Je n'y comprend rien. Il pensait que je capotait pour rien jusqu'à ce que je fasse le décompte de mes piqûres, plus de 50.
Endroit que nous recommandons fortement. Ma cote : 5/5.

2 août - Picton ne vaut pas le détour

J’en profite pour mettre à jour le blog puisque nous avons Internet. Nous sommes entourés de bateaux de millionnaires, celui sur la photo de droite mesure 66 pieds. C’est particulier de voir des propriétaires d’un bateau avec un employé à bord qui s’occupe de nettoyer le bateau, des amarres et peut-être fait-il les repas également. Le drapeau de couleur jaune et vert accroché au tableau arrière indique la provenance des propriétaires.
Pour une des rares fois depuis notre départ nous avons pu utiliser les voiles en quittant Kingston en direction du lac Ontario. Mon Paolo semble heureux comme un roi. « Enfin nous avons pu déloger les araignées de la grand voile » s’exclama-t-il. Même mes plans de basilic ont l’air heureux.
Ils ont l’air complices tous les 3 : le capt’n, Millévasions et Marie-Lise. Quant à Guddle et la poule mouillée, ce fût pour nous à quelques reprises, une expérience un peu moins agréable lorsque le bateau gitait près du 20 degré. J’ai demandé au capitaine la permission de reprendre mon rôle de mousse et de lui laisser la barre. Permission accordée à mon grand soulagement. Nous avons atteint une vitesse de 6,5 MN à la voile.

Nous avons quitté le lac Ontario et nous voguons à voile et moteur dans le canal du nord en direction de Picton qui se trouve à 25 MN à l’ouest de Kingston. Il y a beaucoup d’eau, voir même 250 pieds. Il y a de la place en masse pour naviguer, c’est large et profond et n’avons rencontrés que quelques bateaux. J’ai pu prendre un peu de soleil sur le pont sans me faire éclabousser comme c’est arrivé avant-hier. Mon chum était crampé de rire mais moi je trouvais ça moins drôle puisque beaucoup d’eau s’est infiltré dans le bateau. Des hublots avaient été ouverts, chose à ne pas faire.
Après plus de 7 heures de navigation nous sommes arrivés à Picton qui deviendra la destination le plus à l’ouest que nous aurons atteint. À la marina «Tip of the Bay». Demain matin, nous changerons notre cap vers l’est ou vers Québec.
Picton, ne vaut pas le déplacement, beaucoup trop de distances parcourues. Ma cote serait de 1/5. Nous espérions y découvrir un petit village portuaire dans le genre où nous avons acheté MillÉvasions (Rockport dans le Maine) mais il n’en est rien. Dès notre arrivée ce fût assez «rock-and-roll» pour s’amarrer à quai. Les quais sont sur le point de s’effondrer, tout semble en ruine. Aucun personnel aux alentours et que dire des installations pour les douches. Il y a 2 portes barrées, derrières lesquelles se cachent une minuscule salle de bain avec une douche qui coule par les côtés, une toilette sans papier et aucun crochet et des gens qui cognent sans cesse derrière la porte. Nous pouvons constater que la bâtisse semble en rénovation cependant ils ne semblent pas bien motivés à poursuivre.
Ya rien à faire à Picton alors nous nous sommes barricadés, comme à tous les soirs, afin de nous protéger des moustiques vampires et nous avons passé une belle soirée au son de la musique Cubaine…