Mile Hammock Bay, Caroline du nord

Le vendredi 23 Mai 2014

MM 244

Distance parcourue : 44 milles nautiques
Temps : 9,75 heures

Nous avons encore subi un fort courant contre nous presque tout au long de la journée. C’est pourquoi nous n’avons pas parcouru une très grande distance malgré le temps passé en navigation. 


Choix de couleur de maison discutable...

Un bleuet plus gros qu'au Lac St-Jean
Un chat déguisé en Batman?
De plus, nous avons dû attendre 45 minutes afin que le pont « Wrightsville Beach bridge » ne s’ouvre enfin. Après nous avoir demandé la permission de nous dépasser, un bateau Américain nous a souhaité « Bonne journée » en français avec son accent anglais. 



Nous avions comme objectif de trouver un mouillage très bien protégé afin d’obtenir une bonne protection pour les orages et les forts vents annoncés pour ce soir et cette nuit. Mile Hammock nous semblait être l’endroit idéal. Ce mouillage est très bien protégé sur 360 degrés. Effectivement, ça l’est. 

Nous sommes 4 bateaux à l’ancre dans ce bassin appartenant à « United States Marine Corps ».


Les civils ne sont pas autorisés sur le rivage, dommage. 


Nous n’avons pas demandé notre permis de pêche dans les eaux Américaines. Nous aurions peut-être dû le demander vu le nombre impressionnant de pêcheurs le long de l’Intracostal.

Mile Hammock Bay est une zone à l’intérieur du Camp Lejeune. Et le Camp Lejeune est une zone d’entraînement pour préparer les marines pour les missions humanitaires et au combat à l'étranger. 

Ce camp s’étend sur 156 000 hectares en plus de 11 milles de plage et il existe depuis 1942. Les forces militaires du monde entier viennent au Camp Lejeune sur une base régulière pour des exercices de tous genre. 

L’automne dernier nous avions pu assister à des exercices militaires. Ils étaient à bord d'hélicoptères mais cette fois-ci c’est très très calme.

Carolina Beach, Caroline du nord

Le jeudi 22 Mai 2014

MM 295

Distance parcourue : 52 milles nautiques
Temps : 8,75 heures

Nous avons quitté l’État de la Caroline du sud, nous naviguons désormais dans l’État de la Caroline du nord. Nous avons appris que la section de l'Intracostal traversant l'État de la Caroline du nord a été dragée dernièrement. Donc, en principe, nous devrions avoir au minimum 12 pieds d'eau dans la voie maritime de l'Intracostal entre les bouées vertes et les rouges.

Rappel : Le canal Intracostal est un canal artificiel qui s'étend sur 1090 miles à partir de la ville de Norfolk en Virginie jusqu'à Miami, en Floride. Il est un moyen sûr et relativement facile que les marins peuvent prendre sans avoir à naviguer à travers l'Océan Atlantique. L'itinéraire est clairement marqué et sans danger pour les bateaux de moins de 62 pieds.


Arrivés tout près de Carolina Beach, nous avons aperçu sur l'eau un genre de banc de sable au beau milieu de l'Intracostal. Aucune indication d'un haut fond n'était mentionnée dans nos guides. Nous avons ralenti notre moteur et avancé tout document. Finalement ce n'était que de l'écume d'un bouillon de couleur beige. Aucune idée de la raison de ce phénomène. Plus de peur que de mal!

écume

Nous avons subi un courant favorable dans la « Cape Fear River », il nous a aidé à monter plus rapidement vers le nord. Nous avons noté une vitesse supérieure à 9 nœuds durant quelques minutes. 

Nous sommes finalement arrivés à destination après une grosse journée de navigation. La tenue du site du mouillage que nous avons choisie est très bonne et l'environnement est très joli. 

Carolina Beach
Une fois la vaisselle terminée, nous sommes allés faire un tour sur la plage. Ensuite nous sommes remontés à bord de notre dinghy pour nous rendre en ville. Histoire de nous payer une crème glacée et de voir de plus près les manèges illuminés de la fête foraine. 

Manger de la crème glacée est un grand événement pour la plupart des navigateurs. Je ne connais pas beaucoup de personnes qui réussissent à conserver de la crème glacée dans leur congélateur de bateau.



Il y a déjà plusieurs années, je me promenais à bord d'un Westfalia. Depuis 1 mois, mon capitaine me parle de Westfalia. Qui sait peut-être possèderons-nous un nouveau véhicule de voyage?


Carolina Beach est plus jolie que dans nos souvenirs de notre passage en octobre dernier.

Myrtle Beach, Caroline du sud

Les 20 et 21 Mai 2014

MM 342

Distance parcourue : 45 milles nautiques
Temps : 9 heures

Ce matin, nous entendions les bruits que l’usine de papier émet au lieu d’entendre le chant des oiseaux et le souffle des dauphins lorsque nous sommes à l’ancre dans les creek.

Nous avons quitté notre mouillage à 7h20 ce matin et nous avons mit le cap en direction de Myrtle Beach. Notre plus grande motivation de nous être levés si tôt était que nous avions bien hâte de passer un moment avec des membres de la famille. Nicole, la sœur de Jacques et son mari Émilien y seront. Ils sont venus en auto pour y passer une semaine au bord de la mer. 

Nous avons subi un fort courant contre nous presque tout au long de notre trajet et malgré cet inconvénient nous avons réussi à parcourir une très grande distance. 


Arrivés près de Myrtle Beach, nous avons croisé un éléphant nageant dans l’eau. Nous supposons que son propriétaire est le type portant un chapeau de style safari. Il tenait le sympathique animal et invitait des gens à y monter.


Myrtle Beach elle est l'une des destinations balnéaires les plus prisées des États-Unis sans doute pour sa plage sans fin (100 km de long) et pour ses terrains de golf (plus de 120). Elle se mérite même le titre de la Capitale mondiale du golf. 

Myrtle Beach est également le paradis du shopping, des bars, des restaurants, des théâtres, des galeries d'art et des loisirs en tous genres. 

Nous sommes arrêtés à la « Barefoot marina » et nous y sommes demeurés pour le reste de la soirée après notre longue journée de navigation.




Le lendemain matin nous nous sommes débarrassés de nos corvées (lessive et lavage du pont à l’eau douce) afin de nous rendre disponibles lorsque que Nicole et Émilien passeront nous prendre. 

Nous avons passé tout l’après-midi et la soirée en leur compagnie. Nous étions très contents de les voir. Nous en avions long à raconter autour de quelques bonnes bières froides.

Ensuite, ils nous ont accompagnés pour faire le remplissage d’une de nos bonbonnes de propane et pour faire une très grosse épicerie. Nous en avons profité puisque nous étions en auto. 


Après quoi nous sommes allés souper au restaurant et ils nous ont raccompagnés jusqu’à la marina. La journée s’est déroulée trop rapidement. Je n’ai malheureusement pas pris de photos possiblement que nous étions trop excités de les voir et de leur raconter nos péripéties. 

Nous avons passé une seconde nuit à la marina. Nous n’avons malheureusement pas visité la ville de Myrtle Beach. 

Nous y reviendrons peut-être un jour pour y jouer quelques parties de golf. C’était notre sport préféré, à mon capitaine et à moi, avant que le voilier monopolise tous nos temps libres du début du printemps jusqu’au début de l’automne. 

D’ailleurs, c’est sur un terrain de golf que nous nous sommes rencontrés.

Georgetown, Caroline du sud

Le lundi 19 Mai 2014

MM 403

Distance parcourue : 33 milles nautiques
Temps : 6,5 heures

Nous avons quitté notre mouillage à 8h15 ce matin, un peu plus tard qu'habituellement, ça fait du bien. Sauf que j’ai manqué le lever du soleil. Je ne peux pas tout avoir. Pouvoir admirer un lever de soleil est la récompense accordée à ceux qui se lèvent tôt. 

Nous voulions attendre que la marée remonte un peu pour nous permettre de traverser les hauts fonds présents dans l’Intracostal. 

Navigation monotone. Par chance, nous avons les dauphins qui nous accompagnent et les pélicans qui font les clowns devant nous. Je ne peux m’empêcher de rire à chaque fois que je les vois plonger. Il faudra que je réussisse à les filmer un jour pour vous montrer leur plongeon acrobatique. 

Nous sommes arrivés à Georgetown.


Notez que sur le blogue il y a 2 villes portant le nom de Georgetown. L'une se trouve aux Bahamas tandis que l'autre se trouve ici en Caroline du sud.

Après 2 tentatives d’ancrages échouées, nous nous sommes armés de patience et avons recherché l’emplacement idéal afin de refaire une dernière tentative parmi les bateaux abandonnés de leur capitaine. 

Ça y est, cette fois-ci nous avons réussi. Il était temps. Il en fallu de peu pour que l’on change nos plans et que l’on poursuive notre chemin plus au nord. 

Lorsque nous regardons autour de notre mouillage, la vue n’est jolie que d’un seul côté. Autour de notre bateau, il n’y a que des bateaux poubelles, comme je les appelle. Ils sont pour la plupart abandonnés et quelques fois malgré l’état désolant du bateau, le soir nous y apercevons une lumière. Ce sont, paraît-il des itinérants qui y habitent. 

Pour compléter le décor, il y a l’usine de la Paper Company qui produit du papier kraft depuis 1942.



Mais notre bateau est à l'ancre juste en face du dinghy dock, en quelques minutes nous serons sur la terre ferme.


Après s’être rassurés que l’ancre soit bien accrochée, nous avons descendu le dinghy et nous sommes descendus à terre. Nous avions hâte de nous dégourdir les jambes surtout que nous n'étions pas descendu du bateau depuis notre visite à Savannah.




L'espace vacant occasionné par l'incendie de l'automne dernier 



Nous étions déjà venu à Georgetown mais la nuit était tombée, c’était un dimanche et les rues étaient désertes.

Georgetown être une ville tranquille que les retraités apprécient et aussi les vacanciers.

Nous sommes entrés dans des boutiques dont l’une d’elles ne vend que des meubles d’extérieur de très grande qualité. Ce sont des meubles de salon et de cuisine conçus pour résister au soleil et à la pluie. Nous n’avons pas ce genre de magasin à Québec. C’est normal, nos étés sont trop courts. Ça donne le goût d’en acheter.

Nous avons traversé pratiquement les mêmes rues que la dernière fois mais aujourd’hui nous pouvions mieux admirer les maisons.














Nous sommes un peu tannés de boire du lait en poudre alors nous sommes partis en direction du dépanneur. Au retour, mon capitaine me faisait remarquer que nous avions marché au-delà de 3 kilomètres juste pour nous rendre à un dépanneur afin de nous permettre d’acheter du lait. 

Nous parcourons de grandes distances à pied pour atteindre notre objectif et c’est après coup que nous réalisons ce que nous venons de faire. Que les choses banales, comme acheter du lait, peuvent demander beaucoup de temps et d'efforts mais ça fait parti de notre quotidien et c'est devenu normal.

Avant de revenir au bateau, nous sommes arrêtés à une poissonnerie. La pêche commerciale est devenue une industrie importante à Georgetown. Nous avons acheté 1 libre de belles grosses crevettes de format extra large pêchées aujourd’hui même. La pêche à la crevette est commencée depuis peu. Nous nous sommes régalés.

Un crevettier devant la poissonnerie
Une aigrette qui mangeait des crevettes dans la poissonnerie

Graham Creek, Caroline du sud

Le dimanche 18 Mai 2014

MM 439

Distance parcourue : 51 milles nautiques
Temps : 9,75 heures

Levée du soleil à Tom Point Creek
Nous avons encore navigué durant de longues heures. 

Nous pensions que lors de notre remontée vers le nord nous ferions à l'occasion des passages en mer au lieu de demeurer continuellement dans l’Intracostal. 

Chaque soir, lors de notre planification du lendemain, nous analysons les 2 possibilités: sortir en mer ou demeurer dans l'Intercostal en tenant compte naturellement de la prévision météorologique et de la direction des vents annoncées. 

Lorsque l’on calcule la distance entre 2 inlets, celui pour sortir en mer et le suivant pour revenir dans l’Intracostal soient:

- que la durée entre demeurer dans l'Intracostal et sortir en mer est équivalente 
- que la distance est trop importante entre les 2 inlets nous obligerait à passer une nuit en mer et ça ne nous tente pas. 

Nous n’abandonnons toutefois pas l’idée pour les 439 milles restant à parcourir dans l'Intracostal. Le MM 439 au début de chacun des articles indique le nombre de milles qui reste à parcourir dans l'Intercostal. Le Mille zéro se trouve à Norfolk en Virginie.

Durant la navigation, j’ai utilisé ma mijoteuse afin que le souper soit prêt lors de notre arrivée à destination. Quelle belle invention! 

Entre la préparation des repas, la surveillance des passages critiques à traverser, j’ai eu un peu de temps pour travailler sur le blogue. Mes articles ne seront pas tous du même calibre, je le conçois. Lorsque nous descendons à terre pour visiter ça doit davantage intéressant pour vous. Mais comme j’avais l’habitude de rédiger un article pour chaque arrêt alors je poursuis sur cette lancée. 


Nous sommes passé devant Charleston sans y descendre. Nous avons croisé un moniteur de voile avec ses élèves.






Nous avons dû attendre 40 minutes devant le pont « Ben Sawyer Bridge » avant que le pontier ne procède, le paysage était quand même joli.


À l’entrée du passage de la Graham Creek, le bateau s’est enlisé quelques instants dans la boue, notre profondimètre a affiché 4 pieds 1 pouce. Il est grand temps que l’on jette l’ancre, la marée est devenue trop basse. 



Un voilier ainsi qu'un bateau moteur y sont déjà ancrés pour la nuit au même mouillage. C’est toujours plus rassurant d’avoir des voisins. Ça nous rassure sur notre choix de mouillage et également si par malchance, nous aurions besoin d’aide.

Petit anecdote : Je me souviens qu’en décembre 2012 lorsque nous sommes allés à la lunetterie "Lunet" pour nos examens en ophtalmologie. Nous leur avons parlé de notre projet de prendre une année sabbatique pour partir aux Bahamas en voilier.


L’ophtalmologiste rencontrée m’a regardé droit dans les yeux et m’a dit : 

« Je veux vous revoir tous les 2 à votre retour. Vous ne serez plus les mêmes, votre regard aura changé ! » 

Je vous confirme qu'elle avait raison.