22 juillet - Le lac St-Pierre jusqu'à Sorel

Aujourd’hui, la température va nous permettre de faire une 2e tentative pour traverser le lac St-Pierre.
Toutou météo annonce des vents  d’ouest de 10 à 15 nœuds (KTS) sans rafale et sans risque de grains. Yes, on part.
Départ de la marina : 8h am. Durée totale du parcours : 10 heures.
C’était assez long comme trajet mais au moins nous l’avons traversé ce foutu lac.
La préposée de la Marina de Sorel nous demanda de placer nos défenses à tribord et de se placer de reculons. Pas évident de stationner un voilier de reculons avec 30 KTS dans un espace serré à côté d’un bateau d’environ 300,000$. Par chance, 3 hommes sont venus à notre aide. Non, non, ni l’un ni l’autre était le propriétaire du bateau de 300,000$. J
Par contre, ils possédaient des bateaux dans les mêmes prix. C’est une belle marina propre avec une piscine mais qui semble réservée aux très gros bateaux à moteur.
Un voilier de Québec nous a dépassé « Vivica ». Mon capitaine a tenté toutes sortes de manœuvre pour ne pas se faire dépasser mais en vain. À notre arrivée ils sont venus nous rendre visite. Un couple très gentil.
Nous pensons avoir trouvé la raison qui a ralenti le bateau, ce serait une accumulation de foin accrochée autour de l’hélice. Dès notre départ, juste après avoir passé sous le Pont Laviolette, nous avons passé au travers de foin flottant sur l’eau et le moteur a baissé de régime. Il y avait du foin flottant tout au long du trajet. (photo du haut)
Jacques a enfilé son masque de plongé pour vérifier l’état de l’hélice. Bingo, le foin est retiré, demain ça devait avancer plus vite.
Notre bateau a l'air d'une peanut au travers de tous ces bigs boats. Celui derrière nous mesure 53 pieds et le nôtre 34 pieds.

21 juillet - Guddle

La météo annonce la même chose qu’hier. C.à.d., des vents  d’ouest de 15 à 20 nœuds (KTS) avec des rafales de 30 KTS et des risques de grains. Espérons que demain les vents auront diminués pour nous permettre de traverser ce lac.

Nous sommes toujours bien ancrés derrière l’île.
Ce matin nous avons eu tout un orage, ça nous a permis de tester le « full encloser » que l’on a fait faire juste avant notre départ. Ce sont des panneaux en tissu et mica qui nous protègent du froid ou de la pluie. Ça nous donne une pièce supplémentaire à l’abri dans le cockpit. Certaines personnes appellent ça un « Florida room ». Guddle va vous montrer de quoi ça l’air. Guddle c’est notre mascotte, il fera partie de toutes nos évasions.
Le « Full » est presque parfait, une note de 9 sur 10, j’ai noté les petites légères améliorations à y faire apporter. Nous retournons à la Marina. Ça fait 44 heures que l’on a pas mis le pied à terre. C’est peut-être pour ça que le capitaine a glissé sur les fesses lorsqu’il est descendu du bateau afin de m’aider à amarrer le bateau au quai.
Sans blague, le quai était tout croche et très glissant. J’ai eu peur qu’il se glisse sous le bateau et se blesse. Fait particulier, un homme était tout près de nous affairé à laver son bateau, il ne s’est jamais avancé pour nous donner un coup de main. Nous ne sommes pas habitués à ce genre de comportement, à la marina de Neuville, dès qu’une embarcation arrive, il y a toujours un ou des volontaires qui s’avance pour aider à l’accostage.  Dans les grandes villes, c’est souvent chacun pour soi mais Trois-Rivières c’est quand même pas New-York!! Enfin.
En après-midi, nous louons chacun un vélo pour nous rendre au centre-ville de Trois-Rivières afin de récupérer le ventilateur commandé et faire une petite épicerie. Nous voilà donc sur nos vélos avec un panier fixé à l’avant des vélos comme les Français. On est comiques à voir. On fait pas mal touristes. Jacques me dit : « On fais-tu un beau voyage? » C’était une des expressions de ma tante Vivian. Jacques utilise cette expression car il sait que ça me fait toujours sourire. Il fait chaud en titi, 45C ou plus avec le facteur humidex. Au retour, le capitaine installa le ventilateur. Souhaitons que demain nous pourrons quitter enfin Trois-Rivières. 

20 juillet - Traversée du Lac Saint-Pierre



Nous avons très bien dormi. Aujourd’hui, nous tenterons de traverser le lac Saint-Pierre, qui je l’avoue, me fait un peu peur.
Et c’est le départ, nous avons hâte de poursuivre notre chemin. Une fois rendue à la hauteur de Nicolet, la vitesse sur le GPS indique 1 nœud.  À ce rythme, la traversée durera 30 heures. Le courant additionné au vent nous empêche d’avancer plus rapidement.
Nous rebroussons chemin vers notre p’tit spot de ce matin. Le capitaine semble plus déçu que moi. Il me regarde et dit : «Après tout, on est en vacance. Nous ne sommes quand même pas dans la misère. Quand té pas dans le trouble, mets-toi pas dans le trouble ». Et son beau sourire refît surface. Quant à moi, j’ai l’impression que l’on joue au jeu de l’échelle et du serpent, là nous venons de pogner le serpent et nous retournons à la case départ.
Le capitaine a fait une saucette attaché au bateau, comme tout le monde le sait, « le capitaine ne doit jamais abandonner son navire ».
Le capitaine a décidé de commander le ventilateur de calle qui a lâché lundi dernier. J’avais pensé que ça pourrait aider à faire baisser la température du moteur et c’est ce qui a été confirmé par notre fidel ami Luc.

19 juillet - Petite escapade pour tester le moteur


Mon capitaine bricoleur a pu réparer la pompe à eau du système de refroidissement du moteur. Un merci très spécial à notre fidel ami Luc, qui s'est occupé de trouver cette précieuse pièce. Et ce matin, Jacques, accompagné du capitaine de la marina de Trois-Rivières, sont allés repêcher l'objet tant convoité. 

Nous ne ferons pas beaucoup de route aujourd'hui, ce sera plutôt un test de moteur. Il est tout près de 15h, nous allons lever les amares sous peu et nous irons jeter l'ancre tout près d'ici derrière l'île de Saint Quentin afin d'y passer la nuit s'il y a de place.


Nous sommes très chanceux, ce bris aurait pu nous arriver dans des circonstances pas mal plus désagréables.
Nous sommes un peu en retard sur notre itinéraire mais le capitaine et son mousse conservent le moral. Il fait beau, il fait chaud, on a de la bonne bouffe et du bon vin. Yen a pas de problème. Les photos d'aujourd'hui seront appréciées davantage par les hommes sans aucun doute.

18 juillet - Garde cotière, Garde cotière, Garde cotière, ici Millévasions

8 h am. Nous quittons la marina de Batiscan avec l'aide d'un propriétaire d'un Ketch de marque Freedom, un homme sympatique ressemblant à Hagar dans Harry Potter.

Peu de temps après le départ, mon chum me demanda d'ouvrir un plan de route avec la garde cotière pour les aviser de notre projet jusqu'à Trois-Rivières, ce que je fît en leur indiquant notre heure d'arrivée prévue. Je ne l'avais encore jamais fait, j'ai quand mème obtenu mon certificat restreint  d'opérateur radio alors c'est le temps de pratiquer. La garde cotière nous demanda de la rappeler de nouveau à midi pour lui dire si nous sommes rendus à destination ou non afin qu'ils n'entamment pas des recherches inutilement.

Nous nous passions la barre à roue à tour de rôle. Vers 11h, le moteur a émit un bizarre de son, c'est Jacques qui était à la barre, le moteur s'est arrêté. Nous avons jeté l'ancre afin de nous immobiliser de façon sécuritaire. Une fois stabilisé, un paquebot arriva derrière nous, il devait être à environ .3 MN derrière nous. Jacques a contacté la garde cotière : Gagagagagarde Cooootttière, Gagagagagarde Cooootttière, Gagagagagarde Cooootttière Ici Millévasions, pan pan. Nous sommes en panne et un paquebot arrive juste derrière nous, pourriez-vous l'aviser souplait... haaaaaaaaaaaaaaa.

Ce que fît la garde cotière. Ils nous ont rappelé plus tard afin de savoir ce qu'elle était la nature de la panne. Ils ont alors tenté un appel à toutes les stations afin de trouver un samaritain pour nous remorquer mais sans résultat. C'est donc la garde cotière elle-même qui nous a remorqué jusquà Trois-Rivières. Nous avons été très chanceux car la garde cotière a comme mandat de remorquer un bateau en panne vers l'endroit sécuritaire le plus proche nous étions à 8MN de Batiscan et à 7,5MN de Trois-Rivières. Nous étions pas mal contents de n'être pas retourner en arrière, à Batiscan. Au moins nous sommes vers la bonne direction et de plus, nous avons sauvés du Diesel ;-).

Finalement, c'est la pompe à eau du moteur qui a rendue l'âme. Nous allons recevoir la pièce demain et mon castor bricoleur va probablement réussir à réparer le problème. Une fois encore, le capitaine a été félicité. Cette fois-ci, c'est la garde cotière qui lui a dit qu'il était très débroullard car il a participé à relier notre le bateau de façon sécuritaire au leur. Nous étions le plus lourd bateau (13 milles livres) qu'ils avaient remorqués avec leur embarcation.

Quant à nous, nous tenons à féliter les 3 jeunes hommes travaillant pour la garde cotière pour la qualité du service, leur courtoisie et leur efficacité. Par contre, nous n'avons aucunes félicitions pour les bateaux à moteurs qui passaient trop près, leurs vagues ne facilitaient pas le travail de la garde cotière en plus de rendre périlleux les manoeuvres de remorquage.

Je vais vous dire bonne nuit, je suis en train de me faire manger toute crue par une évasion de maringoins Trois-Rivièrouins.

17 juillet - C'est le départ pour les Milles Isles...... enfin.....

Nous nous sommes réveillés en sursaut, le cadran n'a pas sonné.
Vite, vite, la marée monte, on doit en profiter. Un ou 2 cafés et hop.
Beurk, le lait ressemble à du fromage cottage. La capitaine l'avait pourtant vérifié mais moi je le trouvais suspicieux ce lait.

1ère leçon : le capitaine ne doit plus se mêler du frigo, c'est ma job. En plus, le côté tribord m'appartient et le frigo s'y trouve. ;-)

Vers 7h am, nous quittons la Marina de Neuville en direction de Trois-Rivières. Nous roulons à moteur puisque nous avons un vent dans le nez et que la voie maritime est trop étroite pour faire des «tacks» à voile.

Rendue tout près de Batiscan, j'ai remarqué que le moteur chauffait légèrement (199F), il n'avait pas roulé depuis longtemps.

Annecdote : Lorsque nous l'avons aperçu pour la 1ere fois à l'orphelinat.. euh dans le hangar du courtier, il n'avait pas sorti depuis 1 an 1/2 ce pauvre petit.

En sortant du fameux Rapide du Richelieu, un cargo nous a doublé sur notre babord. Nous avons étés surpris par ses klaxons d'avertissements et nous nous demandions si nous étions fautifs. Après quelques minutes, le commandant nous a appelé sur notre VHF pour nous féliciter de notre manoeuvre, les klaxons étaient destinés aux 2 autres embarcations. Laissez-moi vous dire que j'étais très fière de mon capitaine.

Après 5 heures au moteur, nous nous sommes consultés afin de décider si notre première halte serait Batiscan au lieu de poursuivre notre route jusqu'à Trois-Rivières. Nous avons décidé de passer notre première nuit à Batiscan étant donné qu'une veille de grain était annoncée et qu'il nous restait encore 2.5 h au moteur pour nous rendre jusqu'à Trois-Rivières. Ya pas de stress, nous sommes en vacances après tout. La marina de Batiscan est une marina sympathique et pittoresque, nous avons l'impression déjà d'être très loin de la maison. C'est bizarre la perspective de la distance sur l'eau par rapport à la route.

Les derniers mois nous avaient rentrés dans le corps, nous avons fait un somme dans le cockpit du bateau en plein après-midi. Une activité que je ne me permet jamais. Vive les vacances, le temps n'a plus d'importance, nous avons 1 mois devant nous après tout!  

16 juillet - La bénédiction de notre nouveau bébé

Nous avons reçu notre bateau le 27 avril dernier et depuis, tout notre temps libre est consacré à cette chose qui nous fait tant rêver. On est un peu capotés comme dirait Nanou (ma mère).

Malgré tout le temps que nous lui avons consacré, il reste toujours des trucs à acheter, des trucs à ajuster comme notre nouveau enrouleur qui a donné bien du fil à retorde au capitane et à tous les passants qui désiraient que l'on quitte pour nos vacances à la date fixée depuis fort longtemps.

C'est la course contre la montre.
Mon chum court de son bord pour terminer les derniers préparatifs qu'il a noté sur sa liste et je fais la même chose de mon côté.

On a tout fait pour arriver à temps pour ne pas faire attendre le Diacre qui avait acepté de bénir notre bébé. Ouf... 19h nous sommes finalement arrivés à la marina de Neuville (notre port d'attache) et le Diacre était encore présent, il nous accordait encore 5 minutes et il quittait. Que Dieu le bénisse, il nous a atttendu avec sa charmante épouse. C'est alors que nous avons eu droit à une cérémonie privée entre le Diacre, Jacques, moi et MillÉvasion. Il tenait la bible dans une main et un flacon d'eau bénite dans l'autre. Il a fait des signes de croix à 3 endroits sur le bateau. C'était vraiment intense comme moment, les émotions étaient à leurs combles. Nous sommes privilégiés d'avoir pu recevoir ce beau cadeau.

Après ce beau moment, nous avons rapidement pris la direction de Morphée.