4 août - Alexendria Bay

Départ à 13h de Beaurivage. Destination Alexendria Bay aux États-Unis. Youpi! Je suis très contente car j’ai lu que le côté Américain du lac Ontario était plus joli que celui du côté Canadien.
C’est effectivement très beau, le paysage est plus joli sur le lac Fleet Island et les maisons sont plus luxueuses.
Nous pouvons voguer du côté des États cependant si nous désirons y jeter l’ancre ou descendre du bateau nous devons soit :
-    nous présenter aux douanes Américaines avec nos passeports et les enregistrements du bateau. C’est ce que l’on fît sur l’île Heart où se trouve un château.
-    utiliser les vidéophones disponibles à différents endroit aux États-Unis cependant , ils ne sont pas toujours fonctionnels selon les dires.
Nous avons réussi à nous amarrer afin de pouvoir nous rapporter aux douaniers, l’attente fût longue sous un soleil de plomb. Les douaniers doivent vérifier les passagers de 2 grands bateaux par jour un à 10h30 et l’autre à 16h30. Nous sommes arrivés à 16h30. Nous sommes enfin en règle. Yes!

Nous quittons ce bel endroit pour nous rendre à Alexandria Bay, au quai municipal. Il n’y a aucun service mais wow, bel endroit sympathique, au cœur du village.
Nous nous sommes promenés dans le village, il y a plein de petits bars, des restaus, des boutiques de touristes… C’est un vrai village portuaire. C’est le premier de ce genre que nous rencontrons.
Les gens se promènent sur le quai et regardent notre bateau et nous regardent manger. Nous avons un peu l’impression d’être un animal de cirque mais ça ne nous dérange pas. Le soir venu, ce fût un peu bruyant, la musique d’un bateau moteur était vraiment très forte et la poule s’en est mêlée. Ensuite ce fût le bar qui s’est mis de la partie. Nous avons finalement réussi à nous endormir mais quel endroit sympathique quand même.

3 août - Contemplation d'un coucher de soleil dans les îles

Picton
Notre moteur était déjà démarré lorsqu'une préposée est venue nous voir afin de nous faire payer notre quaiage, nous nous apprêtions à quitter. Notre intention n’était pas de quitter comme des voleurs puisque nous avions cherché du personnel depuis notre arrivé mais en vain.
Après avoir faire le plein de diesel et le vide de la fosse septique au quai de service, nous mettons le cap vers l’est.

La pluie n’a pas cessé de tout le trajet qui a duré 9 h pour parcourir 45 MN jusqu’au secteur de « Admiralty Island ». C’est à ce moment que le soleil s’est manifesté à notre grand bonheur.
Trajet parcouru vers l’est. Traversé Picton Bay, Quinty Bay, Adolphus Reach, North Channel, Lac Ontario, Bateau Channel et finalement atteindre le secteur de « Admiralty Island ».
Nous avons jeté l’ancre entre les 3 îles : Beaurivage, Lindsay et Bostwick. Nous ne sommes pas les seuls, il y a environ 20 autres bateaux à l’ancre et la plupart sont des voiliers. C’est un endroit bien protégé des vents.
Il nous arrive souvent de déjeuner et dîner en voguant mais pour la première fois nous avons également soupé en voguant puisque nous savions que nous arriverions tard à destination.
Ce qui nous a permis d’avoir le temps de relaxer assis dans le cockpit en contemplant le coucher de soleil. Habituellement, une fois le souper terminé, le soleil est déjà couché et les vampires attaquent. Chaque soir, nous devons nous mettre à l’abri dans le bateau afin de ne pas nous faire attaquer par les maringouins, les brûlots etc... Je n'ai jamais été piqué autant de toute ma vie.


Quant au capitaine, rien, pas un moustique ne l'approche. Je n'y comprend rien. Il pensait que je capotait pour rien jusqu'à ce que je fasse le décompte de mes piqûres, plus de 50.
Endroit que nous recommandons fortement. Ma cote : 5/5.

2 août - Picton ne vaut pas le détour

J’en profite pour mettre à jour le blog puisque nous avons Internet. Nous sommes entourés de bateaux de millionnaires, celui sur la photo de droite mesure 66 pieds. C’est particulier de voir des propriétaires d’un bateau avec un employé à bord qui s’occupe de nettoyer le bateau, des amarres et peut-être fait-il les repas également. Le drapeau de couleur jaune et vert accroché au tableau arrière indique la provenance des propriétaires.
Pour une des rares fois depuis notre départ nous avons pu utiliser les voiles en quittant Kingston en direction du lac Ontario. Mon Paolo semble heureux comme un roi. « Enfin nous avons pu déloger les araignées de la grand voile » s’exclama-t-il. Même mes plans de basilic ont l’air heureux.
Ils ont l’air complices tous les 3 : le capt’n, Millévasions et Marie-Lise. Quant à Guddle et la poule mouillée, ce fût pour nous à quelques reprises, une expérience un peu moins agréable lorsque le bateau gitait près du 20 degré. J’ai demandé au capitaine la permission de reprendre mon rôle de mousse et de lui laisser la barre. Permission accordée à mon grand soulagement. Nous avons atteint une vitesse de 6,5 MN à la voile.

Nous avons quitté le lac Ontario et nous voguons à voile et moteur dans le canal du nord en direction de Picton qui se trouve à 25 MN à l’ouest de Kingston. Il y a beaucoup d’eau, voir même 250 pieds. Il y a de la place en masse pour naviguer, c’est large et profond et n’avons rencontrés que quelques bateaux. J’ai pu prendre un peu de soleil sur le pont sans me faire éclabousser comme c’est arrivé avant-hier. Mon chum était crampé de rire mais moi je trouvais ça moins drôle puisque beaucoup d’eau s’est infiltré dans le bateau. Des hublots avaient été ouverts, chose à ne pas faire.
Après plus de 7 heures de navigation nous sommes arrivés à Picton qui deviendra la destination le plus à l’ouest que nous aurons atteint. À la marina «Tip of the Bay». Demain matin, nous changerons notre cap vers l’est ou vers Québec.
Picton, ne vaut pas le déplacement, beaucoup trop de distances parcourues. Ma cote serait de 1/5. Nous espérions y découvrir un petit village portuaire dans le genre où nous avons acheté MillÉvasions (Rockport dans le Maine) mais il n’en est rien. Dès notre arrivée ce fût assez «rock-and-roll» pour s’amarrer à quai. Les quais sont sur le point de s’effondrer, tout semble en ruine. Aucun personnel aux alentours et que dire des installations pour les douches. Il y a 2 portes barrées, derrières lesquelles se cachent une minuscule salle de bain avec une douche qui coule par les côtés, une toilette sans papier et aucun crochet et des gens qui cognent sans cesse derrière la porte. Nous pouvons constater que la bâtisse semble en rénovation cependant ils ne semblent pas bien motivés à poursuivre.
Ya rien à faire à Picton alors nous nous sommes barricadés, comme à tous les soirs, afin de nous protéger des moustiques vampires et nous avons passé une belle soirée au son de la musique Cubaine…

1 août - Une chance qu'on sa

Kingston

Pour la première fois, la poule mouillée s'est baigné dans 18 pieds d'eau en tenant fermement une amarre attachée derrière le bateau. Le capitaine avait, lui aussi, abandonné son navire pour quelques instants.

En route vers Kingston, nous pouvons apercevoir toutes sortes d'embarcations. L'une d'elle est assez particulière. Sur la photo, nous constatons qu'il s'agit d'un campeur de classe "C", la question est destinée à Émile. De quelle marque s'agit-il et de quelle année est-il?

Arrivés à la marina de Kingston, nous regrettions déjà nos petites îles tranquilles. Mais bon, nous allons quand même y passer la nuit. Nous n'apprécions pas beaucoup la longue attente avant de pouvoir s'amarrer à quai et l'attente à l'office.

Aujourd'hui ça fait 2 ans que nous sommes ensemble. Ça passé très vite. Ce soir, pour la première fois, j'aurai congé de popotte. Nous allons souper en ville pour souligner notre anniversaire.

Nous avons choisi... euh j'ai choisi... un beau petit restaurant français «Le chien noir». Le garçon nous a dirigé vers une toute mignonne terrasse toute fleurie derrière le restaurant. Je désirais manger quelque chose que je n'avais jamais mangé. J'ai donc choisi le tartatin, tout à fait délicieux. Quant au capitaine, il a commandé le traditionnel steak frites français qu'il a avalé d'une traite. Belle soirée! Une chance que j't'ai, une chance qu'on sa! (Jean-Pierre Ferland)


31 juillet - Sentiment d'être en vacances

Pour la première fois, ce matin, nous avions le sentiment d'être enfin en vacances. Plus de course aux écluses, plus de contrainte d'heure à respecter, juste voguer où bon nous semble en prenant notre temps.
Il fait beau et chaud comme presque qu'à tous les jours. Nous sommes chanceux d'être ensemble et de pouvoir vivre ce trip. Merci à la vie.
Cette fois-ci, nous avons jeté l'ancre dans le secteur «the Admiralty islands» à l’est de l’île Huckleberry. Tout près de l’île plus connu au nom de Thwartway (Leek). Il y avait plusieurs autres bateaux dont 2 autres voiliers. Où il y a des mâts, il y assez d'eau. C'est toujous rassurant de voir d'autres voiliers à l'ancre. Avec un tirant d'eau de 5'7", notre voilier ne passe pas partout sans risquer d'accrocher le fond.
Grâce à notre dinguy, nous avons pu nous rendre sur l'île de Thwartway et ainsi pu prendre une couple de photos du bateau.
C'est notre 3e nuit à l'ancre, nous sommes autonomes, il ne nous manque rien (douche, frigo, eau, électricité grâce aux batteries et coucher de soleil ...). La photo du coucher de soleil est principalement destinée à maman. Lorsque j'étais petite, elle et moi, avons pu admirer de nombreux couchers de soleil à partir de la galerie du chalet de notre enfance à St-Gédéon.

Notez que les journées durant lesquelles il n'y a pas de nouveaux messages c'est que nous sommes à l'ancre et que n'avons pas Internet. Pas de nouvelles = bonnes nouvelles.

30 juillet - Au revoir Sam

Aujourd’hui c’est le départ de Sam. Il est un peu stressé car il se demande comment nous allons pouvoir le laisser à Brockville afin qu’il puisse prendre la bus pour Québec. L’expérience d’hier nous a marqués. Au pire, il devra se jeter à l’eau en prenant garde aux requins mais comme il n’aime pas du tout se baigner, cette idée ne l’enchante pas du tout. En approchant de Brockville, nous rencontrons notre premier requin qui semble attendre son déjeuner avec impatience.
Tout se passa bien. Nous avons eu la permission d’accoster et de repartir aussitôt afin de permettre à Sam de descendre. Ce qu’il fît avec un petit air tristounet. Au revoir Sam.
Un peu plus loin, à un autre quai, nous avons eu la permission de nous accoster durant 1 heure. Nous sommes tous heureux et reconnaissants. Nous avons donc pu nous ravitailler en nourriture, bières et vin.
En arrêtant à un kiosque touristique nous avons appris que c’était un long week-end pour les Ontariens. Le lundi 1 août était un jour de congé c’est sans doute pourquoi il y avait autant d’achalandage dans les marinas.
Nous avons quitté Brockville le bateau bien chargé. Le long du trajet, nous pouvons apercevoir de mignonnes maisons (petites et grandes) dont l'île semble appartenir au propriétaire.
L'ancre fût jeté, cette fois-ci, dans le secteur «The Navy islands» dans le centre de 3 îles (Downie, Collier er Ninette). Dodo de bonne heure à l’ancre. J’aime bien écrire que nous étions ancrés tout près de l’ile Ninette comme dans l’émission que j’aime bien les Beautés désespérées. J’ai pensé à toutes celles qui aiment cette émission (Nanou, Patsy, Laura, Rose-Ange…)

29 juillet - Brockville, ville de l'inhospitalité

Départ de Prescott -> Brockville
Nous avons vogué durant 4 heures sous la pluie battante jusqu’à Brockville (porte d’entrée des Milles-Isles) cependant nous étions bien à l’abri dans le cockpit sous notre full-encloser.
Nous avons tenté de rejoindre une des marinas via la voie 68 sur le VHF  mais sans résultat. Alors nous avons avancé le bateau dans la première marina (Tunnel bay) en pensant nous accoster au quai de service. Mais on nous a interdit d’accoster. Ensuite, nous avons tenté d’accoster à la marina Brockville city, un homme courait sur le pont en faisant des grands signes désespérés avec ses bras afin que de nous faire comprendre que notre présence n’était pas appréciée. Un peu découragés, nous avons tenté d’entrer au Yacht Club de Brockville. Cette fois-ci le préposé sur le quai nous a dit que c’était complet et nous a souhaité bonne chance. Nous étions si heureux d’être enfin arrivés aux Milles-Isles. Nous avions l’impression d’avoir la peste ou quelque chose d’autre que Brockville craignait d’attraper. Jamais nous n’avions reçu un pareil accueil dans aucune marina.
Enfin, nous n’avions pas d’autre choix que de se trouver un abri derrière une ile comme Robinson Crusoé.
Nous avons déniché un bel abri dans le secteur des iles «The Brock group», plus précisément entre les iles jumelles «twin sisters» et «american island». Juste sur la ligne entre le Canada et les États-Unis. Nous ne pouvons jeter l’ancre du côté des États puisque nous ne possédons pas le document requis «user fee decal».
Un type en sea-doo jaune est passé à maintes reprises tourner autour de Millévasions. Nous ne savons pas exactement ce qu’il vérifiait. Soit qu’il désirait s’assurer que nous restions du côté Canadien ou encore il a peut-être pris en note le numéro de coque du bateau afin de nous faire parvenir une facture pour payer notre nuit à l’ancre.
Le sourire du trio est revenu et le soleil également.
Sam s’est amusé avec le dinguy, il a pris des photos et il s’est même baigné.. oui oui…il s’est baigné, j’ai des photos qui le prouve. 
À tous les soirs, nous devons nous barricader afin de nous protéger des moustiques, je ne sais pas pourquoi ils aiment tant mes pieds. Et la soirée s’est déroulée tout doucement en dansant à l’intérieur du bateau sur de la musique Cubaine. C’est encore mieux qu’à la marina finalement. J