4 août - Fin des vacances

Tôt ce matin (samedi), j'entendais des sons bizarres, comme des bruits de corde de guitare. Nous avions à bord du bateau la guitare du capitaine, je pensais que la guitare se déplaçait de son endroit initial.

Cependant la guitare jouait toujours la même note grave à interval régulier.
De plus, je n'entendais pas le vent souffler... bizarre... ça semblait anormal.
J'ai donc décidé de me lever tout en sortant mon capitaine de ses beaux rêves.

En sortant du bateau, quelle ne fût pas notre surprise de constater que le voilier à notre épaule était complétement couché sur le nôtre. Le son que j'entendais, c'était le bruit que faisait son mât en s'appuyant de plus en plus sur notre pataras et son étai sur nos haubants. Le propriétaire du bateau et son fils étaient debout sur le pont de leur voilier du côté babord, qui se trouvait plus haut. Ils affichaient un air inquiet. Ils n'osaient pas bouger et retenaient leur souffle par crainte que leur voilier ne penche davantage sur le nôtre. Ils attendaient sagement notre réveil.

Lorsque j'ai vu les 2 mâts entrelacés, je demeuré muette (dans mon cas c'est très rare). Quant au capitaine, il riait de nervosité.

Cette nuit-là, nous avons attendus patiemment l'heure de la remontée de la marée. 

Après une couple d'heure, nous avons pu constater que les bateaux étaient intactes. :-) Je ne sais pas si c'est encore une fois la vierge qui a veillé sur nous.....

Le lendemain, nous avons décidé de quitter St-Jean-Port-Joli et voguer vers l'ouest. Nous ne savions pas à quelle marina nous allions nous arrêter mais nous savions une chose c'est que nous voulions quitter St-Jean-Port-Bouette.

Dix heures plus tard nous sommes arrivés en soirée à notre port d'attache le Club nautique Vauquelin au beau milieu d'une régate (course de voilier).

Nous sommes bien contents d'être arrivés chez nous même si nous avons fait un très beau voyage.

En conclusion :

- Un mois de vacance c'est parfait pour un voyage en voilier et pour décrocher
- Se laisser porter par le vent sans avoir de contraite ni de destination précise, quel bonheur!
- Passez un mois en couple c'est un cadeau que tous les couples devraient se permettre
- Ce voyage m'a permis de me connaître davantage (c'est un peu comme un voyage intérieur)
- Ce voyage en voilier nous a permis de compléter notre liste de «To-Do» ce qui manque au bateau et à notre projet...
- Seul coté négatif : Encore une fois nous avons fait trop de distance et pas assez profité de chaque endroit
(ajout du capitaine)
- Un bateau bien rempli d'amour, de vivres, de breuvage et d'une cuisiniere hors pair est un atout
- Une équipière qui gagne en confiance et qui repousse ses limites.... Bravo Cathy !  Je t'aime. .xxx..

Nous espérons que vous avez apprécié notre petit blogue et que vous reviendrez nous lire en 2013.

À plus et bon vent à tous !

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Cathy et Jacques
..xx..




1,2 et 3 août - St-Jean-Port-Joli

Les jours se suivent mais ne se ressemblent pas...

Le 1er août en quittant Tadoussac, c'était la pétole (comme dise les marins... cad une mer d'huile). Une mer sans vent. Nous avons donc encore une fois navigué au moteur afin de nous rendre à Cap-à-l'Aigle. Ce jour-là c'était notre anniversaire pas de mariage mais notre anniversaire quand même.

Le lendemain, soit le 2 août, nous quittions pour St-Jean-Port-Joli. J'en avais des maux de ventre car je conservais de mauvais souvenirs de la traverse St-Roch que nous avions traversé en 2010, de plus, la météo annonçait des vents forts d'ouest. Nous étions 4 voiliers à naviguer en direction de St-Jean-Port-Joli. Au moins, nous n'étions pas les seuls fous. La météo ne s'était pas trompé pour 1 fois, les vents étaient très forts (+- 25 noeuds dans le pif). Arrivés près de la bouée rouge H68, nous avions une décision à prendre soit de prendre la traverse, soit de passer plus au nord près de l'île aux coudres ou encore du côté sud. D'un commun accord nous décidons de faire comme les autres et de prendre la mal famée traverse St-Roch. Oh misère, oh malheur! Vent contraire au courant, elle est à éviter, nous le savions pourtant. C'était comme faire du rodéo mais je dois avouer que c'était moins pire avec notre bateau actuel de 34 pieds qu'avec notre ancien de 26 pieds. La plupart des bateaux sont sortis de la traverse mais nous, nous sommes restés dedans car le capitaine craignait qu'il n'y ait pas assez d'eau du côté sud. Nous avons pénétré dans le bassin de la marina avec des vents de 25 noeuds sans avoir reçu préalablement les consignes pour le côté des amares et des défenses. On s'est finalement amaré à l'épaule d'un autre voilier non sans difficulté mais il n'y a eu aucun dommage ni matériel et ni physique.
Nous sommes arrivés fatigués, le capitaine encore plus fatigué que moi car c'est lui qui a la responsabilité de piloter dans ces circonstances pas reposantes. Tout un chauffeur!!!!
Il n'y a pas de photo de cette épreuve, nous n'avions pas la tête à prendre de photos et la caméra aurait passé par dessus bord et moi avec peut-être.


Pour rester sur le thème du rodéo, nous avons eu droit à notre coucher de soleil comme à la fin de chaque histoire de Lucky Luke.
Aujourhui, 3 août, partirons-nous? Resterons-nous? Nous nous sommes posée cette question sans arrêt tout en planifiant différents scénario. Les vents fous d'ouest n'ont pas cessé de la journée. 
A St-Jean-Port-Joli, les bateaux peuvent sortir uniquement 1.5h avant ou après la marée basse. Voyez pourquoi il faut attendre pour sortir. Nous avions l'impression que notre bateau était rendu sur la lune. Un bateau moteur a tenté de sortir par ces vents, il a accroché un bateau et est parti sur le fleuve. Lorsqu'on l'a vu revenir dans le bassin, tous les propriétaires présents dans leur bateau amaré sont sortis avec une gaffe et des défenses flottantes afin de se préparer à toute éventualité. C'était une vrai farce de le voir pénétrer dans le bassin, il a accroché une bouée en entrant, les employés de la marina ont dû aller le déprendre de cette facheuse condition à bord de leur dinguy. Ensuite, il a eu toute une misère à venir à son quai. Tout un show digne d'un Vaudevil. Finalement, on est restés. Sage décision. 

  
Demain nous prévoyons quitter en compagnie de bateaux amis de Neuville (Kaysir et Angica).


à plus
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Cathy et Jack sur Millévasions    

30 juillet au 31 juillet - Anse St-Jean


Voici notre mascotte Guddle sur la photo avec son air bougon habituel du matin, il venait juste de se lever.

Après le petit déjeûner, en quittant notre petit paradis (Baie Éternité), nous avons eu un petit pépin  ... le moteur s'est arrêté juste à l'intersection de la baie et du Fjord. De plus, il n'y avait aucun vent, donc le voilier n'était plus manoeuvrant. Oups!
Par chance, un beau grand voilier (Grand Bleu) s'approcha de la baie, je lui ai fait des signes afin qu'il s'approche de nous afin que nous puissions l'informer de notre situation problèmatique. C'est alors qu'il nous a remorqué et retourné au tangon que nous avions laissé derrière nous 10 minutes auparavant. C'était moins stressant de retourner s'attacher au tangon en toute sécurité afin que le capitaine puisse se concentrer sur le problème et le corriger sans craindre que le bateau s'échoue sur les falaises.

Nous avons vraiment été chanceux que le moteur se soit arrêté en plein jour, dans un plan d'eau sans courant, sans marée et sans trafic maritime. C'est peut-être encore grâce à la Vierge qui protége les marins voyageant dans le Fjord comme dit la légende ... qui sait?? Nous étions juste à sa droite. en tout cas : merci.

Deux 2 heures plus tard, le capitaine Jack avait réparé le problème (saleté dans le diésel) et détaché MillÉvasions du tangon et nous étions de nouveau en route vers Tadoussac.

Comme cette petite épreuve nous avait fatigué et retardé, nous avons décidé de nous arrêter à l'Anse St-Jean au lieu de nous rendre à Tadoussac. Il faisait un beau 31C. Wow!

Autre chance... juste avant notre départ de l'Anse St-Jean, un voilier entrait dans la marina.
C'était «Océanite». Nous nous sommes approchés du voilier afin de les aider à s'ammarer. Une fois le bateau immobilisé, j'ai enfin pu approcher la dame et l'informer que ça faisait 1 an que je désirais la rencontrer. C'est le courtier qui nous a vendu notre bateau qui nous avait parlé de ce couple qui avait passé 3 ans aux Bahamas. Nous projetions les rencontrer durant l'été mais nous ne savions pas trop comment les contacter et comme par magie ils apparaissent devant nous . Quelle chance!

Nous étions pas mal énervés de renconter Laval et Nicole, un couple vraiment sympatique et généreux de leurs conseils. Nous avons donc quitté l'Anse St-Jean tout souriant avec le bateau rempli de bonne bouffe fraîchement sortie du four provenant de la fameuse boulegerie très populaire « Madame Louise » située tout près de la marina.

En arrivant à Tadoussac, plusieurs personnes se sont avancés afin de nous aider à nous amarrer dans un espace très étroit entre 2 autres bateaux. Dès que nous avons mis le pied à terre, les 3 couples en vacances se sont approchés et ont rapidement fraternisés avec nous. Un couple de Rimouski (voilier Opale) et 2 couples de La Baie. À leur demande, nous avons fait visiter notre bateau. Les commentaires sont toujours les mêmes, beau bateau, propre, bien entretenue, beaucoup d'espace, beaux coussins. Nous en sommes très fiers. Il était en très bonne condition lorsque nous l'avons acheté et nous l'avons encore amélioré et donné un coup de jeunesse. Une autre belle soirée passée en bonne compagnie. Les gens nous questionnent de plus en plus au sujet de notre voyage prévu aux Bahamas et nous ne sommes qu'aux préparatifs. Peut-être qu'au retour ferons-nous des conférences ou alors devenir courtier en voilier ... qui sait?

à plus
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Cathy et Jack

26 au 29 juillet - Baie Éternité

Cathy nous a trouvé un beau petit refuge (l'Anse à la barque) afin que nous puissions nous reposer des vagues qui n'ont pas cessé de nous brasser depuis que l'on a quitté le Cap Colombier. Cette anse se trouve juste à côté du poste des pilotes du St-Laurent aux Escoumins. Tout près de notre bateau se trouvait le bateau qui emmenait le capitaine qui devait reprendre les conmmandes du prochain navire qui s'aventurait sur le fleuve. Ce changement de capitaine est requis car le fleuve St-Laurent est reconnu pour sa complexité de navigation. Nous pouvons vous confirmer qu'il y a du trafic nuit et jour sur le St-Laurent. Beau mouillage en passant!!
Nous avons quitté l'Anse à la Barque à 6h00 du matin. 
Le soleil se levait tout doucement.
Vers 9h00, nous arrivions à Tadoussac.  Un beau petit village, Tadoussac ! De belles petites rues, de beaux paysages, de beaux petits restaus, de belles petites boutiques et même un beau terrain de golf centenaire que l'on a visité.
En passant, ils ont rénovés les douches de la capitainerie, ce n'est pas parfait mais c'est beaucoup mieux qu'avant et elles sont gratuites. Aussi, ya pas que les douches, le maître de port a aussi été changé, il se nomme Shawn, un type très gentil.

Après une bonne nuit de sommeil, nous décidons de quitter Tadoussac à 8h00 (aidé par Shawn) afin de nous rendre vers notre petit coin de paradis découvert en 2010 ... la Baie Éternité. 

Arrivés dans la baie, aucun tangon de disponible, il y en avait 21 jadis et il n'en reste que 6. Nous décidons de nous ancrer dans le fond sablonneux en espérant qu'un tangon se libère. Après avoir fait un voeu, oh miracle, nous apercevons un voilier quitter son tangon. Je me précipitai pour tenter de retirer l'ancre aidé par la mousse à la barre et misère l'ancre ne voulait pas se déloger. Finalement, l'ancre se déloge. Le plus comique c'est que le tangon libéré est celui que nous avions en 2010 et que c'est celui que nous souhaitions.. quelle coincidence.
Relaxation, hamac, souper et dodo.... belle vie !!!

Dimanche matin, nous décidons de partir pour faire la randonnée vers la fameuse statue de la vierge au-dessus du cap Trinité pour la remercier de nous avoir offert un tangon et pour la belle vie que nous avons. Cette statue de la vierge a été érigée en 1881 par une certain Charles-Napoléon Robitaille qui l'a fait construire après que celle-ci lui ait exausé 2 voeux. C’est lors d'un accident sur le pont de glace en face de Chicoutimi, qu’il implorera pour une première fois le secours de la Vierge.
Sa seconde intercession aura lieu chez lui, sur son lit de mort, suite à son retour du Saguenay; où encore une fois, l’homme très croyant remet sa survie entre les mains de la Vierge. Il promet que si elle lui accorde encore dix années de vie, soit le temps nécessaire pour élever ses enfants et établir sa famille, il accomplira « quelque chose de grand pour Elle ». Selon le témoignage de sa fille Hortense : « dans l’après-midi, il se sentit tellement bien qu’il demanda de se lever ». Ses médecins déclarèrent son rétablissement de « miraculeux ».
Aujourd'hui elle protège les navigateurs sur le Fjord.

Pour se rendre à la statue, il n'y a que 3 kilomètres dans un sentier aménagé par Parc Canada. Tout en haut Cathy a rencontré une dame qui lui a raconté des choses étonnantes au sujet de voeux que la Ste-vierge lui aurait exaucé, elle raconta qu'elle revient le remercier chaque année le 29 juillet accompagnée de ses soeurs. Elle a quitté Montréal et acheté une maison de couleur orange dans le village de Rivière Éternité dans laquelle elle a monté une exposition gratuite en l'honneur de la vierge.

Vraiment un beau sentier mais toute une montée pour aller saluer la sainte vierge, les 3 km semblent 10 km... ouf... quelle chaleur et quelle montée..
Dire que Cathy désirait faire 2 sentiers aujourd'hui, un c'est bien assez. Après ce premier aller-retour, nous décidons de retourner vers MillÉvasions et Guddle qui nous attendait sagement. La prochaine fois, nous l'emmènerons avec nous. 
Souper tranquille et discussion de notre prochaine destination. Nous aimons tellement cet endroit qu'il est posssible que nous y restions encore un jour de plus. La vita e bella! Merci la vie.

À bientôt...
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Cathy et Jacques
  




 




24, 25 juillet 2012 - Colombier

Mardi matin, nous avons quitté Baie-Comeau en flotille avec deux bateaux amis (Gens du Nord et L'Enfant Do) en direction de Havre Colombier. Distance à parcourir : 50 milles nautiques.
Un vent soutenu de 15 à 20 noeuds au près serré nous a obligé à naviguer à voiles et au moteur afin de conserver une vitesse raisonnable nous permettant d'atteindre notre but avant la noirceur.
Nous nous sommes fait brasser pas mal durant le trajet, des vagues et de la houle d'un peu plus de 1 mètre par moment.
Finalement arrivés à Havre Colombier vers 18h40. Nous nous installons à l'épaule les uns aux autres, le plus gros des voiliers au centre (un beau Hunter de 38 pi: Gens du Nord) et les 2 autres voiliers jumeaux (Catalina de 34 pi) de chaque côté de lui mais dans la position inverse de lui, le tout bien ancrés avec 4 ancres.

Le soir venu, nous nous sommes réunis sur le bateau Gens du Nord pour y passer la soirée et.... une partie de la nuit en chantant accompagnés de la guitare. Parmis les top ten, notons : La Bamba et Le roi Lion. Oui oui.. et ce n'était pas quétaine, fallait être là! :-) La toune du Roi Lion nous a permis, comme le disait si bien Linda, de faire comme une thérapie de groupe!!!. Ce fût un très beau moment avec une christie de belle gang, le tout sous un ciel aux milles et une étoiles dont plusieurs étoiles filantes !!
Le lendemain, nous avons embarqués à bord de nos «dinguy» pour nous rendre sur une des plages au fond de cette baie.
Une belle petite plage de sable doré et une eau glaciale de couleur bleutée.
Nous quitterons la plage lorsque mon capitaine commença à se transformer en homard puisqu'il avait refusé de mettre de la crème solaire.

Ce matin (jeudi) nous quittons ce bel endroit et ces gens sympatiques de Baie-Comeau que nous avions connus lors de notre escale à l'Anse Saint-Pancrace. Après avoir échangé nos coordonnées et en se promettant de se revoir, nous levons notre ancre en direction de Tadoussac. 

J'avais commencé à cuisiner un pain aux bananes dans le bateau lorsque le vent s'est levé jusqu'à 25 noeuds dans le nez, le bateau tapait dans les vagues de 2 mètres. J'ai poursuivi ma popotte, non sans difficulté. Bonne nouvelle, il est réussi grâce à mon courage et au four à cardan. Après 9h de navigation pénible, nous avons décidé de reviser notre destination. J'ai trouvé un endroit paisible dans une Baie tranquille: Anse à la barque. Ce sera un repos de guerriers bien mérité.

À suivre.....
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Cathy et Jacques

20 au 23 juillet 2012 - Pancrace

St-Pancrace, un nom bizarre, mais quel endroit paradisiaque !!!! Vendredi matin, nous nous sentions un peu nerveux, Cathy et moi, à l'idée de traverser seuls le fleuve. Nous l'avions déjà traversé à 2 reprises mais toujours accompagnés de d'autres voiliers et la distance était aussi plus courte. C'était donc la 3e fois que nous traversions le fleuve mais cette fois-ci notre destination était l'Anse St-Pancrace, une traversée de 52 milles nautiques en partant de Rimouski. C'était la destination la plus loin que nous souhaitions faire durant notre voyage.

La météo clémente nous a décidé de partir. Un petit vent sud-ouest de 10-11 noeuds sur la fesse gauche nous a permis de dérouler le génois mais c'est le moteur qui nous a permis d'avancer sinon, nous serions encore au beau milieu du fleuve. Nous sommes finalement arrivé dans l'Anse St-Pancrace 9 heures et demi plus tard.
Wow, tout un spot, des montagnes tout autour, une baie bien protégée, une rivière qui s'y jette avec des chutes comme dans les films..... «Bienvenue chez nous!» «Bienvenue chez nous à Baie-Comeau!» curieusement tous les gens qui arrivaient aussi avec leur bateau nous disaient ça. Quel bel accueil! Tous ces gens arrivaient du Club nautique de Baie-Comeau et cet endroit est aménagé par cette marina, ils y installent des pontons sur lesquels on vient s'y amarrer pour la nuit pour la somme de 35$.

Que les gens de Baie-Comeau sont accueillants, serviables et amusants! Le soir venu, nous nous retrouvions autour d'un feu de camp accompagés de chants et de guitare avec entre autre Jean Brodeur un autre propriétaire d'un Catalina 34. Un gars full sympatique, drôle et généreux.
Nous avons fait une belle balade en «dinguy» pour explorer les fonds marin avec Jean et sa blonde. Nous avons pu voir des oursins, des étoiles de mer, des méduses à crinière de cheval, des marsoins communs, etc.. Et nous nous sommes aussi promené dans les sentiers, essayé de se baigner... pas chaude l'eau de la Côte-nord...

Nous sommes repartis dimanche fin pm direction Baie-Comeau.
Marina, pontons, dents de peigne, tout est complètement neuf et les Baie-Comiens en sont bien fiers. C'est vraiment beau, Ils nous demandent tous: «Pis ... la trouvez-vous belle notre marina ???»
Aujourd'hui, lundi, nous en avons profité pour aller marcher et voir les alentours. La marina est un peu loin, nous avons besoin de nous dégourdir un peu alors nous sommes allés à la plage et sur le chemin, nous y avons découvert un quartier vraiement beau, la rue Lasalle est une des rue les plus vieilles rue de Baie-Comeau. Nous avons aussi croisé le fondateur de la région, un certain Colonel McCormick !!! Je pense que nous avons marché 10km par un beau soleil ardent, la journée la plus chaude depuis notre départ.

Demain matin, nous amorcerons le chemin du retour accompagnés de deux bateaux-amis (L'Enfant Do et Gens du Nord). La destination est le Havre Colombier, un endroit que Paule de Mystic aurait bien aimé visiter, nous allons prendre des photos pour elle.

À bientôt

PS Maintenant, nous nous sentons en vacance! Merci la vie!
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Cathy et Jacques





18 au 20 juillet 2012 - Rimouski

Bonjour,
Nous espérions descendre au Parc du Bic à l’aide de notre «dinguy» cependant, nous nous sommes rendus compte que  la plage devant nous (Cap Enragé) était une zone protégée et qu’il nous était interdit d’y descendre. Il aurait fallu repartir les moteurs et ancrer notre voilier dans la Baie du Ha Ha tout en payant un droit d’accès. Comme il pleuvait nous avons décidé de rester tranquille au bateau, le Parc du Bic est là pour longtemps, nous y retournerons un jour en tant que terriens cad par la route… promis.

Après 2 nuits à l’ancre dans la baie de l'Anse à l'Orignal du Bic, nous décidons de nous rendre à la marina de Rimouski. Nous avons constaté que deux jours c’est le maximum de jours d’autonomie que nous pouvons nous permettre sans éolienne et sans panneaux solaires. Ces articles sont déjà sur notre liste de cadeaux de Noël.

Arrivés à la marina de Rimouski, nous apercevons nos 2 bateaux amis de Berthierville (Laguaso et Plume II).




À la marina, il y a des vélos mis à la disposition des plaisanciers afin de nous permettre de faire nos courses ou alors de faire des visites touristiques. Notre premier soir à la marina, nous avons empruntés des vélos et go direction épicerie. Nous nous sommes gâtés avec des T-Bone et de la crème glacée. Nous avons utilisé le super BBQ de la marina qui est beaucoup plus puissant que celui du bateau et avons soupé dans la verrière de  la marina. À la fin de notre repas nous avons aperçu Paule et Jacques qui arrivaient à bord de leur voilier Mystic (ce sont nos gentils voisins de quai au club nautique Vauquelin).

Le lendemain, nous avons de nouveau utilisés des vélos en empruntant un chemin le long de la mer afin de nous rendre à Pointe-au-Père pour visiter le phare et le sous-marin Onondaga. Durant notre balade, nous avons pensé ajouter sur notre liste de cadeaux de Noel, des vélos pliants. Ils seront à notre taille, en bon état de fonctionner et disponible en tout temps.

Nous avons adoré la visite du sous-marin Onondaga construit en Angleterre et mis en service en 1967 pour l’armée canadienne. Il a cessé ses activités en 1998. Il a été remorqué d’Halifax à Pointe-au-Père en 2008. C’est le seul sous-marin que l’on peut visiter au Canada. 
   
Ensuite, nous avons montés les 128 marches du phare de Pointe-au-Père afin d’y admirer le panorama, c’est un des plus hauts phares du Canada.

Sur le même terrain, il y a le sous-marin, le phare, la maison du gardien, le hangar de la corne de brume, l’atelier du gardien et finalement le musée que l’on n’a pas visité.

Dans la maison du gardien se trouve une exposition sur le naufrage de l’Empress of Ireland qui a sombré devant Ste-Luce-sur-mer en 1914. J’avoue que je suis sortie de cette exposition un peu bouleversée de cette histoire que je connais mais moins que le naufrage du Titanic. Quelle tragédie !!!

J’aurais aimé continuer notre balade en vélo jusqu’à Ste-Luce-sur-mer mais le froid et la pluie battante nous a découragés.

Le retour à la marina à vélo avec la pluie et le froid a été trrrès pénible, nous sommes arrêtés manger une chaudée de fruits de mers pour tenter de nous réchauffer un peu.

Rien de mieux qu’une bonne douche chaude pour se réchauffer. J
Après quoi, nous avons été invités pour le souper à bord du voilier Mystic. Très beau moment en compagnie de gens de qualités. Merci Paule et Jacques.  

Aujourd’hui, le capitaine est full heureux, plus que d’habitude car nous sommes juste tous les deux sur Millévasions en train de faire une traversée de 7 heures et une distance de 45 milles nautiques pour nous rendre à l’Anse St-Pancrace. C’est le but de notre voyage, il semblerait qu’il y a des chutes d’eau comme Hawaï où l’on peut se baigner et que ce n’est accessible qu’en voilier. On a bien hâte de voir ça. Un bateau ami au nom d’Euphoria devrait en principe nous y attendre. À suivre…..