1 août - Une chance qu'on sa

Kingston

Pour la première fois, la poule mouillée s'est baigné dans 18 pieds d'eau en tenant fermement une amarre attachée derrière le bateau. Le capitaine avait, lui aussi, abandonné son navire pour quelques instants.

En route vers Kingston, nous pouvons apercevoir toutes sortes d'embarcations. L'une d'elle est assez particulière. Sur la photo, nous constatons qu'il s'agit d'un campeur de classe "C", la question est destinée à Émile. De quelle marque s'agit-il et de quelle année est-il?

Arrivés à la marina de Kingston, nous regrettions déjà nos petites îles tranquilles. Mais bon, nous allons quand même y passer la nuit. Nous n'apprécions pas beaucoup la longue attente avant de pouvoir s'amarrer à quai et l'attente à l'office.

Aujourd'hui ça fait 2 ans que nous sommes ensemble. Ça passé très vite. Ce soir, pour la première fois, j'aurai congé de popotte. Nous allons souper en ville pour souligner notre anniversaire.

Nous avons choisi... euh j'ai choisi... un beau petit restaurant français «Le chien noir». Le garçon nous a dirigé vers une toute mignonne terrasse toute fleurie derrière le restaurant. Je désirais manger quelque chose que je n'avais jamais mangé. J'ai donc choisi le tartatin, tout à fait délicieux. Quant au capitaine, il a commandé le traditionnel steak frites français qu'il a avalé d'une traite. Belle soirée! Une chance que j't'ai, une chance qu'on sa! (Jean-Pierre Ferland)


31 juillet - Sentiment d'être en vacances

Pour la première fois, ce matin, nous avions le sentiment d'être enfin en vacances. Plus de course aux écluses, plus de contrainte d'heure à respecter, juste voguer où bon nous semble en prenant notre temps.
Il fait beau et chaud comme presque qu'à tous les jours. Nous sommes chanceux d'être ensemble et de pouvoir vivre ce trip. Merci à la vie.
Cette fois-ci, nous avons jeté l'ancre dans le secteur «the Admiralty islands» à l’est de l’île Huckleberry. Tout près de l’île plus connu au nom de Thwartway (Leek). Il y avait plusieurs autres bateaux dont 2 autres voiliers. Où il y a des mâts, il y assez d'eau. C'est toujous rassurant de voir d'autres voiliers à l'ancre. Avec un tirant d'eau de 5'7", notre voilier ne passe pas partout sans risquer d'accrocher le fond.
Grâce à notre dinguy, nous avons pu nous rendre sur l'île de Thwartway et ainsi pu prendre une couple de photos du bateau.
C'est notre 3e nuit à l'ancre, nous sommes autonomes, il ne nous manque rien (douche, frigo, eau, électricité grâce aux batteries et coucher de soleil ...). La photo du coucher de soleil est principalement destinée à maman. Lorsque j'étais petite, elle et moi, avons pu admirer de nombreux couchers de soleil à partir de la galerie du chalet de notre enfance à St-Gédéon.

Notez que les journées durant lesquelles il n'y a pas de nouveaux messages c'est que nous sommes à l'ancre et que n'avons pas Internet. Pas de nouvelles = bonnes nouvelles.

30 juillet - Au revoir Sam

Aujourd’hui c’est le départ de Sam. Il est un peu stressé car il se demande comment nous allons pouvoir le laisser à Brockville afin qu’il puisse prendre la bus pour Québec. L’expérience d’hier nous a marqués. Au pire, il devra se jeter à l’eau en prenant garde aux requins mais comme il n’aime pas du tout se baigner, cette idée ne l’enchante pas du tout. En approchant de Brockville, nous rencontrons notre premier requin qui semble attendre son déjeuner avec impatience.
Tout se passa bien. Nous avons eu la permission d’accoster et de repartir aussitôt afin de permettre à Sam de descendre. Ce qu’il fît avec un petit air tristounet. Au revoir Sam.
Un peu plus loin, à un autre quai, nous avons eu la permission de nous accoster durant 1 heure. Nous sommes tous heureux et reconnaissants. Nous avons donc pu nous ravitailler en nourriture, bières et vin.
En arrêtant à un kiosque touristique nous avons appris que c’était un long week-end pour les Ontariens. Le lundi 1 août était un jour de congé c’est sans doute pourquoi il y avait autant d’achalandage dans les marinas.
Nous avons quitté Brockville le bateau bien chargé. Le long du trajet, nous pouvons apercevoir de mignonnes maisons (petites et grandes) dont l'île semble appartenir au propriétaire.
L'ancre fût jeté, cette fois-ci, dans le secteur «The Navy islands» dans le centre de 3 îles (Downie, Collier er Ninette). Dodo de bonne heure à l’ancre. J’aime bien écrire que nous étions ancrés tout près de l’ile Ninette comme dans l’émission que j’aime bien les Beautés désespérées. J’ai pensé à toutes celles qui aiment cette émission (Nanou, Patsy, Laura, Rose-Ange…)

29 juillet - Brockville, ville de l'inhospitalité

Départ de Prescott -> Brockville
Nous avons vogué durant 4 heures sous la pluie battante jusqu’à Brockville (porte d’entrée des Milles-Isles) cependant nous étions bien à l’abri dans le cockpit sous notre full-encloser.
Nous avons tenté de rejoindre une des marinas via la voie 68 sur le VHF  mais sans résultat. Alors nous avons avancé le bateau dans la première marina (Tunnel bay) en pensant nous accoster au quai de service. Mais on nous a interdit d’accoster. Ensuite, nous avons tenté d’accoster à la marina Brockville city, un homme courait sur le pont en faisant des grands signes désespérés avec ses bras afin que de nous faire comprendre que notre présence n’était pas appréciée. Un peu découragés, nous avons tenté d’entrer au Yacht Club de Brockville. Cette fois-ci le préposé sur le quai nous a dit que c’était complet et nous a souhaité bonne chance. Nous étions si heureux d’être enfin arrivés aux Milles-Isles. Nous avions l’impression d’avoir la peste ou quelque chose d’autre que Brockville craignait d’attraper. Jamais nous n’avions reçu un pareil accueil dans aucune marina.
Enfin, nous n’avions pas d’autre choix que de se trouver un abri derrière une ile comme Robinson Crusoé.
Nous avons déniché un bel abri dans le secteur des iles «The Brock group», plus précisément entre les iles jumelles «twin sisters» et «american island». Juste sur la ligne entre le Canada et les États-Unis. Nous ne pouvons jeter l’ancre du côté des États puisque nous ne possédons pas le document requis «user fee decal».
Un type en sea-doo jaune est passé à maintes reprises tourner autour de Millévasions. Nous ne savons pas exactement ce qu’il vérifiait. Soit qu’il désirait s’assurer que nous restions du côté Canadien ou encore il a peut-être pris en note le numéro de coque du bateau afin de nous faire parvenir une facture pour payer notre nuit à l’ancre.
Le sourire du trio est revenu et le soleil également.
Sam s’est amusé avec le dinguy, il a pris des photos et il s’est même baigné.. oui oui…il s’est baigné, j’ai des photos qui le prouve. 
À tous les soirs, nous devons nous barricader afin de nous protéger des moustiques, je ne sais pas pourquoi ils aiment tant mes pieds. Et la soirée s’est déroulée tout doucement en dansant à l’intérieur du bateau sur de la musique Cubaine. C’est encore mieux qu’à la marina finalement. J

28 juillet - La Bombe aux fraises

Prescott
Ce matin, le courageux et vaillant capitaine a plongé afin de déloger des algues prises autour du moteur et du safran. Les mousses sont restés sur le pont en tant que supporteurs. Cette opération est nécessaire car ces foutues algues nous ralentissent et font forcer le moteur inutilement. Opération réussie encore une fois.


Nous avons franchi la dernière des 7 écluses (Iroquois). Cette fois-ci, il n’y a pas eu d’attente. Les écluses nous font perdre beaucoup de temps.

Durant la navigation, j’ai préparé un gâteau pour faire plaisir à Sam dont c’était l’anniversaire le 22 juillet dernier. Malgré mes bonnes intentions, j’ai un peu raté le gâteau. Je l’ai surnommé «La Bombe aux fraises». Le capitaine a sauvé mon fiasco, il a façonné une boule avec les éclats d’aubus et maquillé le tout avec de la crème fouettée qu’il a monté lui-même durant 20 minutes avec un fouet. Il a tous les talents ce capt’n. C’est pour ça que je l’aime!!

Nous sommes arrivés à Prescott à 17h20, il ne reste que 10 MN (Milles nautiques) pour atteindre le début des Milles Îsles. Le capitaine et ses mousses ont très hâte de voir de quoi ça l’air ce coin de paradis. Demain nous y serons.

Une fois le soleil couché. Nous nous sommes fait attaqués par des maringouins assoiffés de sang Québécois. Ce fût digne d'un film d'Hitchock. Croyez-moi.







Statistiques : Nous aurions fait 357 MN s’il n’y aurait pas de courant, c’est pourquoi nous n’avons parcouru que de 251 MN.
75 h de navigation au moteur à quelques rares exceptions voile et moteur, Puisque nous avons toujours le vent dans le nez et que le chenal est trop étroit pour  pouvoir faire des tacks.

27 juillet - Navigation de nuit

Crysler Park
Départ de Valleyfield à 7h20. Nous avons traversé le lac St-François avec une moyenne de 4 nœuds de vitesse. Le lac a une superficie d’environ 33 milles nautiques.
1 mille nautique = 1,852 km
Notre objectif aujourd’hui était de traverser le lac ensuite les 2 écluses Américaines (Snell et Eisenhower).
L’attente pour Snell fût très longue. La seule façon de la faire est de s’y rendre et si nous sommes le premier bateau, nous devons utiliser le téléphone pour contacter l’éclusier pour lui indiquer notre présence. C’est alors qu’il nous donne une approximation de l’heure de notre passage dans l’écluse. Le téléphone se trouve sur le quai en attente d’embarquement. Ensuite, nous attendons e et faisons connaissance avec nos voisins de bateau à l’épaule. Nous étions à l’épaule entre 2 bateaux moteurs. La plupart sont quand même gentils surtout lorsqu’ils sont immobilisés puisqu’ainsi ils ne font pas de vagues.
Les passagers des bateaux en attente, s’affairaient de différentes façons. Certains dansaient au son de la musique même si c’était un peu la cacophonie, d’autres discutaient mais tout le monde avait un verre de vin ou une bière.
Lorsque la lumière est tourné au vert alors c’était le signal que c’était à notre tour d’entrer dans l’écluse. L’éclusier nous a crié les consignes, cette fois-ci nous devions nous placer encore à l’épaule d’un autre voilier. Coût 60$US pour les deux écluses.
Il est 20h45, nous venons tout juste de quitter Eisenhower.
Il se fait tard. Direction la marina de Crysler Park. Par chance, nous avons profité de notre temps d’attente à l’écluse pour souper. Une bonne douche, dodo et demain nous serons frais comme une rose.
Nous avons vogué de nuit pour la première fois. Nous suivions un autre voilier qui est très habitué du coin. Il s’est échoué dans le sable, par chance nous avions vérifié notre GPS et cessé de le suivre. C’est la fatigue qui est responsable de cette erreur. Nous faisons des journées de 10 h et plus de navigation. Nous avons quand même bien apprécié notre expérience de nuit avec le ciel tout étoilé et le fond de l’air chaud.  Pas évident de s'amarrer le soir lorsque l'on ne connaît pas la configuration de la marina mais nous y sommes arrivés. Nous avons amarré le bateau au 1er emplacement que l’on a vu car nous ne pouvions bien lire les numéros.

26 juillet - Journée de congé

Valleyfield

Nous devions partir très tôt ce matin mais le ciel était menaçant et il y avait des alertes de grains. Ce sera une journée mollo à quai. Chacun des équipiers s'est afferré à ses tâches.

Sam qui pense tout le temps à s'amuser. Il a changé de jeux à quelques reprises.

Tantôt c'était la course pour se procurer un cerf volant afin de pouvoir y accrocher sa caméra lorsque nous serons de nouveau sur le chemin vers les Milles Îles. Ce ne fût pas un franc succès, ça l'air plus facile de diriger un Cessna qu'un cerf-volant. 

Ensuite, il s'est amusé en dinguy avec sa caméra autour de la tête à filmer sur et sous l'eau. cette fois-ci, le résultat fût meilleur.



Après quoi, il s'est amusé à faire un montage avec les photos qu'il a pris jusqu'à ce jour. Là aussi, je dois avouer que le résultat est pas pire. Une image vaut milles mots.

Jack. Il n'a pas arrêté de la journée, lui qui désirait se reposer. Il a lavé le pont, taponné sur le moteur et le reste de la journée il s'est occupé de son p'tit gars pour l'amuser. Sorti le dinguy, remonté le dinguy, installé la caméra sur le cerf-volant etc, etc, etc...

Cathy. Quant à moi, j'ai fait le lavage, un peu de bouffe et mis à jour le blog tandis que j'ai accès à Internet. Je ne peux laisser nos fans en haleine trop longtemps.